Ethiopie: Le pays déclare l'état d'urgence et lance une opération militaire dans la région du Tigré

Des centaines de personnes portant des drapeaux du TPLFmanisfestant à Mekelle, la capitale régionale du Tigré (Photo d'archives).

Le gouvernement éthiopien a annoncé, mercredi, l'imposition de l'état d'urgence et le lancement d'une opération militaire dans la région d'opposition du Tigray, située aux frontières de l'Érythrée et du Soudan.

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed a confirmé dans un communiqué publié par son bureau que le Conseil des ministres avait décidé d'imposer un état d'urgence pour une période de six mois, dans cette région, qui a organisé en septembre dernier des élections locales que le gouvernement d'Addis-Abeba juge illégales.

Le communiqué a souligné que cette décision vient du fait que le gouvernement porte «la responsabilité constitutionnelle de la paix, de la sécurité et de la sûreté des citoyens du pays, et d'empêcher des mesures qui conduiraient à davantage de troubles et mineraient la stabilité».

La déclaration a accusé le Front de libération du peuple du Tigray "d'avoir pris des mesures qui menacent la constitution, l'ordre constitutionnel, la sûreté et la sécurité de la société, et menacent particulièrement la souveraineté du pays," notant que la situation "a atteint un niveau qui ne peut être contrôlé, sauf par le mécanisme organisé de l'application des lois".

Dans une autre déclaration, le cabinet du Premier Ministre a ordonné à l'armée de prendre des mesures offensives contre le Front de libération du peuple du Tigré, l'accusant d'avoir attaqué le quartier général du Commandement nord des forces de défense stationné dans la ville de Mikkeli, dans le but de s'y saisir de l'artillerie et du matériel militaire.

La déclaration a également tenu le "Front de libération" responsable de l'armement et de l'organisation des milices irrégulières en dehors de la structure constitutionnelle et de la fabrication de vêtements militaires similaires à ceux utilisés par les forces érythréennes, dans le but de blâmer le gouvernement de ce pays pour les allégations fabriquées contre les habitants de la région.

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