Burkina Faso: Eddie Komboïgo à Orodara - «Blaise a laissé à Roch 13 régions, il en a délaissé 5»

Dans le Kénédougou, détresse sécuritaire, crise économique et nécessité du changement ont constitué le menu de la rencontre du candidat Eddie Komboïgo avec ses militants le dimanche 8 novembre 2020 à Orodara.

A cette rencontre, la candidate aux législatives et représentante des femmes du parti de la province, Mariam N. Traoré, a martelé : « Si ton père te lègue des maisons et que si tu ne peux pas en construire d'autres, au moins ne détruis pas celles qu'il t'a laissées. Blaise Compaoré a laissé 13 régions au pouvoir actuel qui en a laissé 5 aux mains des terroristes. »

Au fur et à mesure que la campagne se déroule, tout semble déjà vu et entendu. Mais à chaque jour son lot de détails qui font sa particularité. Le dimanche matin, le candidat du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et sa délégation ont donc pris une route piteuse pour aller à la rencontre des électeurs du Kénédougou.

D'ailleurs, Eddie Komboïgo promet, s'il est élu, de remettre en état cette route cahoteuse longue de 85 kilomètres. « J'ai pris la route pour venir ici mais lui a préféré prendre l'avion.

Quelle honte ! » s'est-il écrié. Il a ajouté que s'il arrive au pouvoir, il va refaire la route, qui date de 1996, de Bobo jusqu'à Orodara et bitumer celle de Banfora -Orodara afin de désenclaver la localité et de permettre une meilleure exploitation des nombreuses potentialités de la zone. A ce meeting, les trois tout-petits danseurs de Fitini Konlikou ont émerveillé plus d'un.

Pour ce qui est des messages distillés ce jour, la représentante des femmes du CDP du Kénédougou et candidate aux législatives, Mariam Nama Traoré, a dit : « Il est clair que le Burkina d'hier et celui d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes et tout le monde le constate.

Si ton père te lègue des maisons et que tu ne peux pas en construire d'autres, au moins ne détruis pas celles qu'il t'a laissées. Blaise Compaoré a laissé 13 régions au pouvoir actuel qui en a laissé 5 aux mains des terroristes. »

Et pour son candidat à la présidentielle, Eddie Komboïgo, cela est regrettable. « Le Kénédougou est délaissé. Vous êtes là parce vous êtes fatigués de la faim, de la pauvreté, de voir le sang couler et de pleurer. Cinq ans de galère, de misère.

Cinq ans durant, ils ont opposé les religions, stigmatisé des ethnies », a-t-il décrié avant de leur demander de voter utile pour un changement qualitatif au soir du 22 novembre.

Il a aussi promis à la population du Kénédougou un mieux-être en augmentant la capacité des unités de transformation de la localité.

Plus de: L'Observateur Paalga

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