Burkina Faso: L'abécédaire de la présidentielle

Les 13 prétendants au fauteuil présidentiel font depuis une dizaine de jours le tour du Burkina pour convaincre les électeurs. Nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir jusqu'à la fin de la campagne le parcours, la vie et la personnalité de chacun d'eux à travers un abécédaire. Pour ce premier numéro, Yacouba Isaac Zida et Aimé Claude Tassembedo passent sous notre « alphabet mètre ».

Zida de A à Z

A comme Absent. C'est depuis Ottawa, au Canada, où il est en exil, que le candidat Zida brigue la magistrature suprême.

B comme Bible. C'est la première chose que l'ancien Premier ministre de la Transition a demandée lors de sa brève détention au RSP suite au putsch manqué de septembre 2015.

C comme Carburant. Si l'on croit ce qu'il dit, alors gestionnaire de la soute de carburant du RSP, il aurait dit un jour au chauffeur de Blaise Compaoré : « Dis au président de ma part que je n'ai pas fait trois années de formation à l'académie militaire pour venir gérer du carburant ».

D comme Diénou. C'est cet ancien professeur de français du PMK qui lui a trouvé une place en classe de Terminale au lycée Montaigne après son exclusion du Zinda.

E comme Epouse : Rahanata Stéphanie, ancienne DG de l'Agence nationale de financement et de promotion des PME.

F comme Fatou. Femme du général Gilbert Diendéré, celle-ci est considérée par l'ex-PM comme la principale instigatrice du coup de force contre la Transition en septembre 2015.

G comme Général de division : Nomination à ce grade à titre exceptionnel par le président Michel Kafando le 26 novembre 2015. Cette promotion de l'ancien lieutenant-colonel fut diversement accueillie au sein de l'armée et de l'opinion nationale.

I comme Isaac : C'est le prénom chrétien que porte celui qui est né Yacouba dans une famille musulmane.

J comme Justice. Plusieurs dossiers judiciaires attendent l'exilé d'Ottawa contre lequel un mandat d'arrêt international a été lancé. Il lui est reproché, entre autres, sa gestion du compte de plus d'un milliard ouvert sous le chapitre « budget militaire » de la Transition et son rôle dans la répression de l'insurrection des 30 et 31 octobre 2014.

K comme Kwaremenguel (Sourou). C'est dans cette localité que Zida a servi sous le drapeau en qualité d'instituteur.

L comme Livre. « Je sais qui je suis ». C'est le titre du premier tome de ses Mémoires, paru en octobre 2018

M comme Manœuvre. Employé temporaire, il était en charge du balayage de l'avenue de l'Indépendance et du siège du FESPACO alors sis dans les locaux de l'actuel CES.

N comme Newton Ahmed Barry. Dans ses mémoires, l'auteur explique qu'un jour, il a proposé de nommer l'ancien journaliste de « L'Evénement » à un poste d'ambassadeur. Mais ce dernier a refusé, désirant prendre la tête du CSC selon lui.

O comme Officier de liaison entre Blaise Compaoré et les rebelles des Forces nouvelles de Guillaume Soro.

P comme Patrice Tiendrébéogo. C'est le nom de son pasteur avec lequel il a tissé des relations quasi filiales.

S comme SMS. C'est par ce type de message que Roch Marc Christian Kaboré aurait demandé à Zida de rentrer au pays au terme de sa permission en février 2016.

T comme Trois. C'est le nombre de ses enfants, tous avec lui au Canada : Otheniel, Lemuel Paul Patrice et Gadielle Sara.

U comme Université : Après son bac A4, il fut orienté au département d'anglais de l'université de Ouagadougou. Deux ans après, il perd la bourse pour n'avoir pu franchir la première année.

W comme Washington. C'est dans la capitale fédérale des USA qu'il a été nommé, à la fin de la Transition, ambassadeur par le président Kafando hors Conseil des ministres. Mais les rêves du passionné du pays de l'Oncle Sam se sont vite évaporés suite à l'annulation du décret par le pouvoir Kaboré.

Y comme Yako. C'est dans cette ville, chef-lieu de la province du Passoré, que Yacouba Isaac Zida est né le 16 novembre 1965. Il aura donc 55 ans lundi prochain

Z comme Zinda : A la fermeture en 1985 du Prytanée militaire de Kadiogo (PMK) dont il est de la promotion 79, il fut envoyé au lycée Zinda d'où il sera renvoyé pour absentéisme.

Claude ou la Révolution pacifique

A comme Africa Knowledge. Depuis 2007, il est le manager de ce cabinet de conseil

B comme Banfora. Il a passé une bonne partie de son enfance à Banfora. C'est là d'ailleurs dans la capitale de la région des Cascades qu'il a débuté, comme un retour aux sources, sa campagne le 1er novembre dernier.

E comme Enseignant. Il est enseignant associé dans la filière management des relations de travail depuis 2010 à l'Université Joseph Ki-Zerbo.

F comme France. Après son Bac, il a poursuivi ses études en France, précisément à l'université Paris XIII France.

G comme gestionnaire des ressources humaines. De 1997 à 2007, il a occupé le poste de directeur des ressources humaines de la CARFO

I comme Indépendant. A 53 ans, il est le seul candidat indépendant en lice pour cette présidentielle

J comme justice transitionnelle. Il est partisan d'une forme de justice transitionnelle pour les crimes politiques commis dans notre pays.

K comme Kamboinsin. Un quartier adossé au palais du Moogho en bordure de l'avenue bassa-warga et où les Tassembédo sont la famille régnante.

L comme « La révolution politique en marche », son slogan officiel de campagne

M comme Moncton. Une ville du Canada où il a obtenu en 1998 une certification spécialisée en formation des cadres en gestion informatisée des ressources humaines et systèmes d'information

N comme norme. Il est spécialisé en cercles de qualité et norme Iso 9001-2015

P comme PMK. Il est entré au Prytanée militaire de Kadiogo en 1979 à 12 ans et en est ressorti en 1985 avec un baccalauréat

T comme Thomas Sankara. Il dit beaucoup s'inspirer de la révolution d'août 1983 menée par le jeune capitaine dont il se dit l'héritier

V comme Vingt. C'est le nombre de ministères qu'il veut créer s'il accède à Kosyam

Plus de: L'Observateur Paalga

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