Madagascar: Double meurtre à Manandriana-Avaradrano - Un couple de sexagénaires sauvagement assassiné à son domicile

Hier dans la matinée, les corps sans vie d'un couple de sexagénaires ont été découverts à leur domicile dans le village d'Ambohimanandray, fokontany et commune rurale de Manandriana, district d'Antananarivo-Avaradrano.

Agés respectivement de 69 ans, ces individus ont été tués de manière atroce. Leurs têtes présentaient des blessures qui auraient été provoquées par des coups d'objets massifs. Un marteau et une barre de fer qui auraient été les armes du crime ont été trouvés sur place. Selon les informations, ce double meurtre a été commis quelques jours avant cette découverte macabre. Puisque le domicile des victimes est situé dans un endroit isolé, dans une propriété clôturée, ce sont des riverains qui se sont aperçus de la présence d'une personne allongée sur son ventre et inanimée dans la cour de la maison. Surpris, ils ont alerté les membres du fokonolona et les autorités de la localité.

Avisés, des gendarmes accompagnés par un médecin légiste se sont rendus sur les lieux hier vers 15 heures pour constater les faits. C'est à ce moment qu'ils ont trouvé le corps du mari dans la cour et celui de l'épouse à l'étage de la maison. L'observation du médecin a révélé que le couple a probablement été tué dimanche. Cette hypothèse a été confirmée par les proches des victimes. Chrétienne assidue et responsable de l'école du dimanche ou « Sekoly alahady » des dignitaires ou « Loholona » à l'Eglise FJKM Manandriana Lovasoa Avaradrano, l'épouse n'était pas venue assister au culte ce dimanche alors qu'elle avait une part active pour l'accomplissement de ce culte dominical.

Cela laisse penser que ce double meurtre a été commis le matin de ce dimanche-là. Selon toujours les informations émanant de la gendarmerie, le mari aurait été en train d'entretenir son élevage de poulet quand les malfaiteurs l'ont agressé. Le couple travaillait dans l'élevage de poulets de chair. Pour ce faire, il disposait de trois employés. Mais ces derniers n'étaient pas sur les lieux quand les autorités se sont rendues sur place.

Le pire est d'entendre qu'aucun indice d'effraction n'a été constaté sur les lieux. Ce qui signifierait que les criminels ne seraient pas étrangers aux victimes. On attend alors la suite de l'enquête qui est déjà ouverte auprès de la gendarmerie. D'autant plus que jusqu'ici aucun suspect n'est encore arrêté.

Plus de: Midi Madagasikara

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.