Sénégal: Rentrée des classes à Dakar - Difficile respect de la distanciation physique

13 Novembre 2020

Les élèves ont repris le chemin de l'école depuis hier, jeudi 12 novembre. Dans la plupart des écoles visitées, le concept « Ubi Tèy, Jang Tèy » a été plus ou moins respecté.

Cependant, la journée a été marquée par un important dispositif de lavage des mains, mise en place et masques à tous les écoliers. Une condition qui entre dans la lutte contre le coronavirus au Sénégal.

Premier jour de classe hier, jeudi 12 novembre, les établissements publics comme privés n'ont pas manqué de mettre en place le dispositif de lutte contre le coronavirus.

A l'entrée des écoles, il y'a un dispositif de lavage des mains et les écoles comme Mass Massaer Niane logé à Amitié 3 de l'Inspection Académique des Almadies (IA), le collège Sacré-Cœur n'ont pas manqué à l'appel du chef de l'Etat qui a invité les élèves et enseignants au respect des mesures barrières afin d'arriver à éradiquer la maladie au Sénégal.

Dans chaque classe, on aperçoit un gel hydro alcoolique et une boite de masque déposés sur une table. Le seul problème en ce temps de crise sanitaire, est que la distanciation physique ne peut pas être respectée dans ces écoles, a-t-on remarqué.

Dans les salles de classes, tous les élèves avaient leurs masques au visage et étaient attentifs à l'explication des enseignants sur l'importance de ce changement qui a pris effet cette année à cause de la pandémie. Pour ce qui est du concept « Ubi tey Jang tey », il a été plus ou moins respecté.

ONCEPT«UBITEY JANG TEY» PLUS OU MOINS RESPECTE

Interrogé, un enseignant tenant une classe de CM2 à l'école Massaer Niane explique que le concept «Ubi tey jang tey» est respecté parce qu'ils ont démarré à 8 heures.

Concernant le respect de la distanciation, l'enseignant informe que pour aujourd'hui il y a un élève qui s'assoit pour une table banc mais quand l'effectif sera complet ça ne sera plus possible, car non seulement il n'y a pas assez de classes, mais aussi s'y ajoute le problème d'enseignants et de table bancs.

Au collège Sacré-Cœur, les élèves ont eu une prise de contact avec les titulaires le premier jour de rentrée à 9heures, a renseigné le directeur de l'Etablissement le Frère Luc Brunette.

« Les cours démarreront vendredi de 8 heures à 13 heures; mais lundi on reprend le quantum horaire du matin et du soir. Ici aussi, un dispositif de lavage des mains est mise en place et le port du masque est obligatoire » a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre sur la distanciation physique : « on reprend des classes normales de 50 élèves. On ne peut pas faire ce qu'on a fait en juillet-août où on mettait 20 à 25 élèves par classe. C'est important qu'on respecte les mesures car la Covid est toujours là même si on a une tendance baissière ».

Pour ce qui est de la polémique causée par le paiement exigé des mois non étudiés, le directeur Luc Brunette a dit: «on a été compréhensible avec les parents qui avaient un reliquat de mois à payer à cause des impacts du Covid-19, même si l'école est aussi impactée.

L'inscription pour certains parents a été étalée sur les mois à venir, pour ceux qui ne pouvaient pas payer tout de suite. Nous avons fait des compromis pour permettre aux élèves de revenir en classe».

Plus de: Sud Quotidien

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