Tchad: Pour le gouvernement, les accusations de prisons secrètes sont «mensongères»

Le gouvernement tchadien dénonce comme des « allégations mensongères et malveillantes » les accusations faisant état de l'existence de deux prisons secrètes dirigées par les services de renseignement.

Cette affaire, née d'une enquête de la Convention tchadienne des droits de l'homme, a fait l'objet de témoignages entendus sur RFI. Le président de la Commission nationale des droits de l'homme, Djidda Oumar Mahamat, a demandé à les visiter, craignant « des irrégularités et des violations des droits humains ».

Le ministre de la Communication Chérif Mahamat Zène, a dénoncé ces accusations « dénuées de tout fondement », car ces prisons sont connues de la Croix-Rouge et de la justice tchadienne qui les visitent régulièrement.

Je m'inscris en faux par rapport à cette déclaration, certainement qu'il s'agit de lieux de détention contrôlés par les services spéciaux, mais qui ont souvent accueilli des prisonniers contre lesquels pèse une menace importante, donc ont été visitées souvent par le Comité international de la Croix-Rouge qui aurait déjà rapporté, donc ce ne sont pas des prisons secrètes.

Chérif Mahamat Zene, ministre tchadien de la Communication

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