Afrique: Le FVC approuve des versements de 160 millions de dollars américains pour financer des projets menés par la FAO

communiqué de presse

Rome — Les nouveaux financements permettront d'accroître la résilience face au changement climatique et de lutter contre la déforestation en Argentine, au Guatemala et au Soudan

Le Conseil d'administration du Fonds vert pour le climat (FVC) a approuvé un financement d'un montant total de 158,6 millions de dollars américains aux fins de trois nouveaux projets conçus par la FAO et devant être exécutés en Argentine, au Guatemala et au Soudan, en vue d'atténuer les émissions de gaz à effet de serre, de renforcer la résilience face au changement climatique et de lutter contre la déforestation.

Le Directeur général de la FAO, M. QU Dongyu, a tenu à souligner que l'Organisation entendait poursuivre son étroite collaboration avec le Fonds afin de favoriser la transformation des systèmes alimentaires sur le terrain, et ce, dans l'intérêt de la société, de l'environnement, des agriculteurs et des consommateurs dans leur ensemble.

Il a pris part, aux côtés de M. Yannick Glemarec, Directeur exécutif du Fonds vert pour le climat, à la cérémonie de signature de l'Accord d'activité financée qui a été approuvé pour le projet d'une valeur totale de 82 millions de dollars américains qui sera mis en œuvre en Argentine.

M. QU Dongyu a également réaffirmé l'attachement de la FAO à l'Accord de Paris et la volonté de l'Organisation de contribuer à la lutte mondiale contre les effets du changement climatique, tout en rappelant combien il était important d'agir au moyen de «projets concrets». Lors de la vingt-septième réunion du Conseil d'administration du FVC, qui s'est tenue du 11 au 13 novembre, les membres ont donné leur aval à trois projets dans lesquels la FAO est engagée en qualité d'entité accréditée.

Le portefeuille d'activités menées par la FAO en coopération avec le Fonds, qui est de plus en plus vaste, compte désormais 13 projets qui représentent un financement de 793 millions de dollars américains destiné à aider les pays à faire face à la crise climatique, ouvrant ainsi la voie à un avenir plus vert et plus propre.

M. Yannick Glemarec a affirmé que le FVC était déterminé à obtenir des «résultats concrets» et à accélérer le processus d'approbation pour faire en sorte que les fonds soient mis le plus rapidement possible à la disposition des pays en difficulté.

M. Leandro Gorgal, Directeur national du financement en collaboration avec les organismes internationaux de crédit pour l'Argentine, a indiqué que l'initiative de financement constituait une avancée majeure en faveur d'une amélioration de la gestion et de la pérennité des forêts en Argentine et a tenu à remercier la FAO et le FVC de leur appui.

Lutte contre la déforestation en Argentine

Le projet de paiements liés aux résultats REDD+ mené en Argentine pour la période de résultats 2014-2016 (Argentina REDD-plus RBP for results period 2014-2016) - d'une valeur de 82 millions de dollars américains et réalisé sous la conduite de la FAO en vue de freiner la déforestation et la dégradation des forêts - aidera le pays à progresser sur la voie du développement durable et dans la réalisation des objectifs établis au titre de l'Accord de Paris.

Exécuté conjointement par l'Organisation et le Ministère de l'environnement et du développement durable, il favorisera la gestion forestière et la régénération des forêts au niveau territorial, l'utilisation durable des produits forestiers ligneux et non ligneux et l'amélioration de la prévention des feux de forêt et des interventions rapides le cas échéant.

Les activités relatives au projet qui concernent la gestion et la prévention des feux sont particulièrement importantes pour l'Argentine, notamment à l'heure actuelle, au vu de l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des incendies de forêt cette année.

Le projet contribuera également à la stratégie à long terme du pays en matière de réduction des émissions. Plus précisément, les fonds du FVC destinés à l'Argentine seront utilisés pour concevoir et exécuter 95 plans d'aménagement forestier communautaires, 92 plans de gestion de l'élevage respectueux des forêts et six plans stratégiques de prévention des incendies, ainsi que pour établir sept bassins forestiers durables d'où pourront tirer leur subsistance 7 000 familles de producteurs, membres de communautés locales et autochtones et personnes travaillant dans le secteur du bois d'œuvre. Le redressement après la pandémie du COVID-19 fera partie intégrante du projet, compte tenu de l'importance que revêtent les forêts si l'on veut « reconstruire en mieux ».

Le projet RELIVE au Guatemala

Le projet RELIVE au Guatemala, d'une valeur de 66,6 millions de dollars américains, aidera les agriculteurs vulnérables du couloir de la sécheresse à s'adapter aux effets du changement climatique grâce à des pratiques résilientes en matière d'agriculture et de gestion des eaux. Les petits exploitants apprendront à utiliser de meilleurs systèmes d'information sur le climat, des variétés améliorées ainsi que des techniques efficaces de gestion des sols et des eaux.

Le projet prévoit la fourniture d'une assistance technique directe à 116 000 petits agriculteurs - dont beaucoup appartiennent aux groupes autochtones Achi, Quechi, Mopan et Chorti, parmi lesquels 46 000 femmes -, répartis dans cinq départements du pays; en plus de l'aide directe, il profitera indirectement à 583 000 personnes. RELIVE dispose d'un budget total de 66,7 millions de dollars américains, dont 29,8 millions de dollars américains apportés par le FVC.

Les 36,84 millions de dollars américains restants seront versés par le Gouvernement guatémaltèque et par l'Agence de coopération internationale de la République de Corée (KOICA). Appuyé par la FAO, le projet sera exécuté par le Ministère de l'agriculture et de l'alimentation (MAGA), l'Institut national des forêts et l'Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Atténuation du changement climatique et adaptation à ses effets dans la ceinture de la gomme arabique au Soudan

Le projet d'adaptation et d'atténuation axé sur la production de gomme (Gums for Adaptation and Mitigation, ou GAMS), mené au Soudan, est la première proposition de financement par le FVC approuvée dans la région Proche-Orient et Afrique du Nord telle que définie par la FAO.

Il a pour objet de renforcer la résilience des petits exploitants ruraux face au changement climatique dans les États du Kordofan septentrional, du Kordofan occidental et du Kordofan méridional en encourageant la production de gomme dans le cadre d'une agroforesterie résistante aux aléas climatiques et de la restauration des parcours.

En particulier, le projet contribuera à remettre en état 75 000 hectares de petites exploitations d'agroforesterie produisant de la gomme et 50 000 hectares de terres dégradées, tout en améliorant les chaînes de valeur auxquelles participent les petits producteurs de gomme. Offrant une assise solide au programme-cadre de la Grande muraille verte, il tirera parti de la vaste expérience du Soudan en matière de production de gomme arabique, qui peut être reproduite à plus grande échelle dans d'autres pays et adaptée aux contextes nationaux.

Il sera exécuté conjointement par la FAO et la Société nationale des forêts du Soudan, en collaboration avec le Conseil supérieur de l'environnement et des ressources naturelles.

Activités de la FAO relatives au changement climatique

La facilitation des mesures prises par les pays pour atténuer le changement climatique et s'adapter à ses effets est l'une des pierres angulaires des travaux de la FAO. Celle-ci est convaincue que la transition vers des systèmes alimentaires durables produisant peu d'émissions peut être effectuée grâce à des stratégies, pratiques et techniques intelligentes face au climat qui préservent l'environnement et la biodiversité, tout en renforçant la résilience de millions d'agriculteurs familiaux pauvres.

En collaborant avec le FVC, la FAO vise à accroître les investissements agricoles qui tiennent compte du climat et qui offrent les avantages socioéconomiques et environnementaux nécessaires pour aider les pays à se relever après la pandémie du COVID-19 et à relancer leur économie, selon des modes de développement qui soient résilients face au changement climatique et qui génèrent peu d'émissions.

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