Afrique de l'Ouest: La Force conjointe du G5 Sahel demeure essentielle dans la lutte contre le terrorisme, rappelle l'ONU

Le chef des opérations de paix de l'ONU a appelé lundi devant le Conseil de sécurité à renforcer l'action de la Force conjointe du G5 Sahel face à la menace terroriste, notamment à accroître le soutien sur le plan financier.

Le chef des opérations de paix de l'ONU a appelé lundi devant le Conseil de sécurité à renforcer l'action de la Force conjointe du G5 Sahel face à la menace terroriste, notamment à accroître le soutien sur le plan financier.

Au Sahel, la lutte contre le terrorisme ne peut être menée seule. « Il faut une variété d'acteurs pour faire face aux défis de taille dans la région », a déclaré Jean-Pierre Lacroix, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix.

Devant le Conseil de sécurité, M. Lacroix a salué la « coordination accrue des acteurs de la sécurité » au Sahel, à savoir les armées nationales, la force française Barkhane, la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), le groupe de travail Takuba ainsi que la Force conjointe du G5 Sahel qui regroupe le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Cette coordination des efforts a, selon lui, accru la pression sur les groupes terroristes.

« Malgré la pandémie de Covid-19, il convient de noter que les efforts de lutte contre le terrorisme au Sahel se sont en fait intensifiés », a souligné le Secrétaire général adjoint.

Dans ce contexte, la Force conjointe du G5 Sahel demeure un élément essentiel des réponses sécuritaires pour lutter contre les groupes armés extrémistes dans la région, estime le haut responsable onusien, qui a également cité les autres défis transfrontaliers de la région que sont les trafics de personnes, de marchandises illicites, d'armes et de drogues.

Ces six derniers mois, la Force conjointe du G5 Sahel a continué de renforcer ses effectifs opérationnels. « Les unités de la Force conjointe ont de plus en plus acquis des expériences pratiques et une efficacité dans leurs opérations », a précisé M. Lacroix.

Il estime que le renforcement de la composante police de la Force conjointe permettrait d'améliorer la surveillance des opérations militaires, mais aussi d'appuyer la consolidation des États, le secteur de la justice, la réforme des prisons et le respect des droits de l'homme. « De nombreux domaines nécessitent encore une attention urgente » pour mettre en œuvre la composante police de la Force conjointe, a-t-il rappelé.

S'agissant du respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire par la Force conjointe, « des travaux essentiels restent encore en suspens », a dit M. Lacroix, mais « la Force conjointe a pris des mesures importantes dans la bonne direction, notamment les mesures d'atténuation mises en place à la suite de l'établissement en cours du Cadre de conformité ».

Plus de: lejecom

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