Afrique: TIC - Les États africains appelés à une digitalisation décentralisée

17 Novembre 2020

Au cours d'une conférence de presse en ligne qu'il a animée hier et dont le thème était « Le numérique comme catalyseur du sursaut africain », Loïse Tamalgo a déclaré que la digitalisation ne devrait plus être gérée uniquement au niveau sectoriel par les seuls ministères en charge de l'Économie numérique.

Au dire du vice-président en charge des relations publiques pour l'Afrique subsaharienne de Huawei, la digitalisation doit être appréhendée d'un point de vue plus inclusif avec un engagement plus accru au plus haut niveau.

D'autant plus que tout doit être mis en œuvre pour réduire les risques que le continent court à ne pas se donner les moyens de prendre le train de cette 4e Révolution industrielle que représente le digital. «

L'Afrique est partie pour une nouvelle colonisation qui pourrait durer des siècles si elle ne dispose pas d'une relative autonomie numérique », a-t-il déclaré.

Pour ce faire, il a indiqué qu'il faudra rapidement adresser la question de la carence infrastructurelle qui fait que 600 millions d'Africains n'ont pas accès à l'électricité, donc à Internet. L'objectif étant de réduire l'écart de connectivité entre l'Afrique qui est à 39,7 %, en-deçà de la moyenne mondiale qui est de 57,9 %.

Le conférencier a expliqué que pour adresser efficacement ces questions qui devraient concourir à la souveraineté numérique de l'Afrique, il faut également un cadre juridique régional approprié et des clouds au niveau continental pour héberger les données locales.

Il s'est félicité de ce que la Côte d'Ivoire figure parmi les pays les plus avancés en termes de réflexion dans la mise en place d'un écosystème favorable à un bon développement du digital.

Loïse Tamalgo a également invité les États africains à tirer les leçons de la nécessité d'accélérer la digitalisation pour se prémunir et protéger l'outil de production contre les situations du type Covid-19.

Il a fait noter que l'on a enregistré une augmentation de 25 % du trafic des données pendant la période de confinement en Afrique.

En plus, c'est le digital qui a permis aux États d'amortir le choc au niveau de l'enseignement, puisqu'il a fallu faire face au 1,5 milliard d'élèves et étudiants contraints de rester chez eux.

Relativement à l'engagement de son groupe aux côtés des États africains, Loïse Tamalgo a indiqué que quand bien même l'Afrique représente 4,5 à 5 % du chiffre d'affaires de Huawei, l'accompagnement des pays sur le contient reste une priorité du fait du potentiel du marché régional et de sa proximité culturelle avec la Chine.

C'est en cela que la politique d'accompagnement des Pme et start-up africaines va se poursuivre, selon lui.

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