Egypte: Arrestation d'un responsable d'un groupe de défense des droits humains

Plusieurs diplomates européens participaient à une réunion au siège de l’organisation «Initiative égyptienne pour les droits de la personne» (Egyptian Initiative for Personal Rights, EIPR) au Caire, le 3 novembre 2020.
communiqué de presse

Beyrouth — La descente de police au domicile de Mohamed Basheer a fait suite à une réunion de l'EIPR avec des ambassadeurs

Les forces de sécurité égyptiennes ont arrêté et détenu un dirigeant d'une importante organisation de défense des droits humains, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.

Les forces de sécurité ont effectué une descente au domicile de Mohamed Basheer, directeur des ressources humaines de l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne (Egyptian Initiative for Personal Rights, EIPR), très tôt dans la matinée du 15 novembre 2020, et l'ont détenu sur la base d'accusations de terrorisme qui semblent être portées de manière abusive. L'arrestation de Basheer a fait suite à une réunion tenue le 3 novembre au siège de l'EIPR, qui a accueilli des diplomates européens afin de discuter des droits humains en Égypte.

« L'arrestation par les autorités égyptiennes de Mohamed Basheer, un responsable de l'EIPR, est une dangereuse escalade de la campagne gouvernementale contre les organisations de défense des droits humains », a déclaré Amr Magdi, chercheur sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Les autorités devraient libérer toutes les personnes détenues simplement en raison de leur travail en faveur des droits humains, et mettre fin au harcèlement des activistes et des groupes indépendants. »

Une source au sein de l'EIPR a déclaré à Human Rights Watch que des policiers « lourdement armés » et des agents de l'agence nationale de sécurité ont arrêté Basheer à son domicile au Caire et l'ont détenu dans un lieu non divulgué pendant 12 heures, l'interrogeant sur le travail de l'organisation, et en particulier sur la réunion avec les diplomates.

Les autorités l'ont ensuite transféré au bureau du parquet suprême de la sûreté de l'État, dans l'est du Caire. Un procureur a ordonné sa détention pendant 15 jours dans l'attente d'enquêtes sur des allégations d'« adhésion à une organisation terroriste » et de « diffusion de fausses informations ». La source a déclaré que les autorités n'avaient présenté aucune preuve pour justifier l'une ou l'autre des accusations.

La réunion du 3 novembre au siège de l'EIPR, au Caire, a été tenue avec des ambassadeurs et des diplomates d'Allemagne, de Belgique, de France, d'Italie et des Pays-Bas.

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