Togo: ScanTogo victime de ses propres largesses envers les propriétaires terriens et exploitants ?

20 Novembre 2020

ScanTogo, membre du Groupe Heidelberg Cement, depuis un moment, fait l'objet de grands titres à la Une des journaux du fait des problèmes suscités par les contrats de location des terres sur leur site d'extraction et d'exploitation de calcaire à Sika-Kondji dans la préfecture de Yoto et l'indemnisation faite aux propriétaires terriens et les exploitants des terres.

Dans une sortie médiatique ce Jeudi dans la localité, les responsables de cette société ont voulu lever une fois pour de bon, toute l'équivoque sur cette affaire, les tenants et les aboutissants afin que tout le monde soit fixé.

Des allégations de refus d'indemnisation ou d'indemnisation à coût raisonnable, les responsables de ScanTogo avec à leur tête le Directeur de l'Administration, Jean Adoléhoumé, qui présidait la conférence de presse, ont balayé tout du revers de la main.

« Ce n'est pas du tout juste. On n'est pas des faux. On adore les critiques mais pas les diffamations », c'est bien là une formule qui est revenue à plusieurs reprises dans les réponses aux questions des journalistes qui ont voulu en savoir plus sur tout ce qui se raconte sur cette affaire d'indemnisation surtout pour ce qui est de la période de 2019-2023.

Pour être exhaustifs sur le sujet, il a été question pour M. Adoléhoumé et ses collègues (dont un responsable en charge des affaires juridiques et celui de la RSE-Responsabilité Sociale de l'Entreprise-), de partir de l'historique de la cohabitation entre cette branche du Groupe Heidelberg Cement et les populations de Sika Kondji et environs, assises sur le calcaire à exploiter.

Une histoire qui verra le jour dès 2009 et dont la phase la plus active a démarré en 2014 avec la question des indemnisations de propriétaires terriens et des exploitants.

Des explications, la société se réclame avoir respecté les normes prescrites et d'avoir d'ailleurs été au-delà dans la mesure où, en achetant une partie des terres, celles qui abritent les installations de l'usine mais également la cité des travailleurs de la société, elle a pris soin, en plus du versement des coûts d'achat des terrains de trouver d'autres terres de remplacement à ces propriétaires terriens.

Et pour ce qui est des exploitants, il en ressort également que ces derniers ont eu droit à la juste indemnisation de leurs biens qui ont été recensés mais aussi, qu'il leur avait été accordé de récupérer et repartir avec ces biens qui en principe devenaient la propriété de ScanTogo.

Si d'aucuns reprochent à ScanTogo de payer les terrains à vil prix à 5 F le m2, les responsables ne se reprochent rien vu que l'Etat, des cabinets et les populations ont été associés à diverses étapes du processus.

Des informations avancées, il ne s'agissait en fait pas de coût fixé par la société mais plutôt par l'Etat togolais.

Chose d'ailleurs que ScanTogo, tenant compte des murmures et grincements de dents débouchant sur la protestation des populations, a voulu corriger pour le contrat de la période 2019-2023, en faisant une proposition de 10 F le m2 qui ne sera pas finalement avalisée, du fait du préjudice que cela pourrait occasionner pour les autres exploitants de gisement à travers le pays.

Plus de: Télégramme228

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