Congo-Brazzaville: Prix l'Oréal - UNESCO pour les femmes et la science - 20 femmes africaines récompensées

Dans le cadre de son partenariat avec le programme pour les femmes et la science de l'Unesco, la Fondation l'Oréal Afrique s'apprête à récompenser vingt lauréates de la région Afrique subsaharienne, pour la 11e année consécutive.

La promotion dénommée « Jeunes Talents » est constituée de quinze doctorantes et cinq post-doctorantes dans les domaines scientifiques qui vont bénéficier de dotations pour les aider à poursuivre leurs recherches.

Originaires de seize pays d'Afrique subsaharienne, ces jeunes femmes travaillent dans les domaines médical et biologique, explorant de nouveaux territoires scientifiques en phase avec les besoins du continent, avec une résonance particulière dans le monde tel qu'il a évolué depuis le début de la pandémie. Mais on trouve aussi une astronome, une chercheuse en machine learning, une autre spécialisée dans le domaine de l'éducation...

Deux congolaises distinguées

Dominique Fatima Voumbo Matoumona, post-doctorante en sciences de la santé originaire du Congo-Brazzaville, fait partie des lauréates de cette année. Elle dirige plusieurs projets de recherche sur le paludisme, notamment sur la résistance des parasites qui causent cette maladie (les plasmodium falciparum) aux traitements antipaludéens existants. Elle considère que la pharmacopée traditionnelle n'est pas suffisamment exploitée, notamment en Afrique centrale, et a pour ambition de mettre en place un laboratoire de recherche fondé sur le traitement des maladies transmissibles et non transmissibles par les plantes.

Native de la RD Congo, Nadège Taty est doctorante, en sciences de la terre et environnementales. Ses recherches visent à diagnostiquer les vulnérabilités territoriales et à mieux appréhender la gouvernance des épidémies de maladies infectieuses (comme le choléra, Ebola ou la covid-19) au sein de pays aux ressources limitées. Son projet transversal et multidisciplinaire est l'un des premiers à tenter un transfert méthodologique du diagnostic des vulnérabilités territoriales, développé à l'origine pour la gestion des risques naturels, vers la gestion des risques épidémiques.

Pendant trop longtemps, les domaines des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STIM) ont été façonnés par des préjugés sexistes qui ont exclu les femmes et les filles de ces secteurs. L'inégalité d'accès à l'éducation, aux technologies et aux postes de direction a écarté les brillants cerveaux féminins des carrières afférentes aux STIM et a bloqué leur progression.

En dépit de ces revers, chaque jour, des femmes et des filles créatives et tenaces repoussent ses limites. Valentine Dushimiyimana au Rwanda, Esther Eyram Asare Yeboah en Afrique du Sud, Tsarasoa Malala à Madagascar, Adekemi Adesulu au Nigéria, Younoussa Haifaou au Sénégal, Neema Mduma en Tanzanie et bien d'autres lauréates sont l'une d'entre elles.

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