Sénégal: Journée de prematurité et de la pneumonie - Des maladies responsables de 29 à 14 % des décès de - 5ans

20 Novembre 2020

La prématurité et la pneumonie représentent les deux principales causes de mortalité chez les enfants de moins de 5ans.

«Au Sénégal, les enfants naissant avant termes constituent une proportion de 29% de la mortalité néonatale au moment où la pneumonie est responsable de 14% des décès de cette même frange», a souligné le ministre de la santé et de l'action, Abdoulaye Diouf Sarr qui présidait la cérémonie hier, jeudi 19 novembre à l'hôpital d'enfants, Albert Royer.

Célébrée le 17 novembre de chaque année, la journée de la prématurité a été tenue au Sénégal hier, jeudi 19 novembre. Elle a été couplée à celle de la journée mondiale de la pneumonie qui s'est déroulée à la même date.

Selon les autorités sanitaires et le ministère de la santé et de l'action sociale, ces deux pathologies sont les principales causes de décès chez les enfants de - 5ans.

Si la pneumonie représente 19% des décès chez les sujets enfants, dont plus de 70 % qui se produisent en Afrique subsaharienne, la prématurité reste responsable «d'une proportion de 29% de la mortalité néonatale au Sénégal», selon le ministre de la santé et de l'action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

Pour la directrice de l'hôpital d'enfants Albert Royer, Dr Isseu Tall Diop, la prématurité représente la première cause de mortalité néonatale devant l'asphyxie néonatale et les infections. «En 2018, au Sénégal sur 12 mille décès néonatals enregistrés, environ 4 à 5 mille étaient prématurés», a laissé entendre Dr Isseu Diop.

Avec les différents programmes mis en place par l'Etat du Sénégal dont la prise en compte du nouveau-né dans la stratégie prise en charge de la mère et de l'enfant, les soins de la mère et du nouveau-né à domicile, la mortalité néonatale a connu une baisse de 2005 à 2019 passant ainsi de 35 à 21 pour mille entre 2005 et 2019.

Selon le ministre Diouf Sarr, ces efforts se poursuivent avec notamment, le renforcement de capacités des prestataires de santé.

Concernant la pneumonie au Sénégal en 2017, 131 288 cas ont été enregistrés selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire. Une situation qui fera dire à la directrice de l'hôpital Albert Royer de Dakar, « force est de constater qu'au Sénégal, les décès liés à la pneumonie ont fortement diminué.

Les cas de pneumonie sont passés de 27000 en 2015 à 3000 en 2017 puis 2500 en 2019. Une baisse qui s'explique par les nombreux efforts consentis dans le paquet de soins offerts à cette couche vulnérable avec une meilleure couverture vaccinale, la vitamine A et le Zinc, la couverture maladie universelle entre autres mais aussi une meilleure prise en charge des cas de pneumonie à tous les niveaux de soins».

Pour le ministre de la santé, Abdoulaye Diouf Sarr, le Sénégal a fait du plan d'actions mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée, l'un de ses principaux documents de référence pour mettre fin aux décès évitables d'enfants par pneumonie et par diarrhée d'ici 2025.

«En outre, le Sénégal a exécuté son plan de renforcement de la qualité de la prise en charge de la Pneumonie 2020-2021 et a procédé à l'actualisation des politiques, normes et protocoles s'intéressant à cette problématique» va-t-il renseigner.

Rappelons que concernant la prématurité, chaque année, 15 millions de nouveaux nés naissent prématurément, c'est-à-dire avant 37 semaines d'aménorrhées. Près d'un million de nouveaux nés décèdent en raison de complications liées à la prématurité.

Soixante pour cent (60%) des prématurés proviennent d'Afrique au Sud du Sahara, renseigne le ministre.

Au-delà de la période néonatale, chaque année, plus de 155 millions d'épisodes de pneumonie sont diagnostiquées à travers le monde dont 13% de formes graves nécessitant une hospitalisation selon la revue Lancet 2016.

On estime à 880.000, le nombre d'enfants âgés de moins de -5ans décédés dans le monde en 2018 du fait de la pneumonie.

Plus de: Sud Quotidien

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