Sahara Occidental: L'observatoire WSRW appelle la Commission européenne à suspendre l'accord de pêche UE/Maroc

Bruxelles — L'Observatoire Western Sahara Resource Watch (WSRW) a appelé jeudi la Commission européenne à "suspendre l'accord de pêche UE-Maroc pour violation par le royaume de la "clause des droits de l'homme de l'accord" après l'agression militaire marocaine à El Guerguarat au Sud-Ouest du Sahara Occidental.

WSRW soutient que la violation par le Maroc du cessez-le-feu signé en 1991 au Sahara Occidental, en mettant la vie de civils sahraouis en danger, est une "violation de la clause des droits de l'homme" contenue dans l'accord UE-Maroc sur la pêche.

L'article 3 dudit accord permet à l'UE de suspendre unilatéralement l'accord si le Maroc ne respecte pas "les principes démocratiques et les droits fondamentaux de l'homme".

Vendredi dernier, l'armée d'occupation marocaine alancé une opération militaire contre des civils sahraouis dans une zone du Sahara occidental où les termes de l'accord de cessez-le-feu interdisent toute présence militaire.

"Ce faisant, le Maroc a violé le cessez-le-feu vieux de près de trois décennies dans le territoire, imposant la guerre aux Sahraouis", relève WSRW, mettant en garde contre " la recrudescence des arrestations et des perquisitions dans les maisons " des Sahraouis dans les territoires occupés par l'appareil de sécurité marocain.

WSRW énonce qu'il reste à voir si la "Commission européenne - qui ne voit aucun problème à pêcher au Sahara Occidental occupé via un accord avec le Maroc, contre la volonté expresse du peuple sahraoui - envisagera la violation par le Maroc du cessez-le -feu négocié par l'ONU, les représailles ultérieures de la guerre et la situation précaire des militants des droits humains et des journalistes sahraouis, en tant que préoccupation des droits humains", déclare Sara Eyckmans, coordinatrice de Western Sahara Resource Watch.

La Cour a fait valoir que le Sahara occidental est "séparé et distinct" de tout pays du monde, y compris le Maroc, et que ce dernier n'a ni souveraineté ni mandat d'administration sur le territoire. En tant que tel, a déclaré la Cour, le peuple du Sahara occidental doit être considéré comme un " tiers qui doit donner son consentement pour qu'un tel accord affecte légalement ses terres".

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