Burkina Faso: Processus électoral - L'Ua et l'Oif satisfaites du «pacte de bonne conduite»

22 Novembre 2020

Après avoir rencontré, la veille de ce scrutin couplé, le président du Faso, les missions d'observation de l'Union africaine (Ua) et de l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif) ont salué le «pacte de bonne conduite» dans le processus électoral.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu, avant-hier, respectivement la mission d'observation des élections de l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et celle de l'Union africaine (Ua).

A sa sortie d'audience, le président de la mission d'observation de l'Oif a indiqué qu'il était surtout question de voir le dispositif mis en place pour relever le défi de la sécurité et de l'organisation de ces élections couplées du 22 novembre.

«Nous sommes optimistes parce qu'il ressort un climat bon enfant au sein des acteurs politiques, il n'y a pas de tensions. L'organisation mise en place laisse chaque candidat et chaque parti jouer son rôle et s'exprimer librement», a témoigné Domitien Ndayizeyé.

A l'en croire, le Chef de l'Etat, candidat à sa propre succession, a rassuré qu'il est prêt à accepter les résultats qui sortiront des urnes au soir du 22 novembre, et surtout qu'il est optimiste par rapport à l'avenir de son pays.

«Nous ne pouvons pas que l'encourager dans ce sens », a-t-il apprécié, indiquant que l'Oif ne ménagera aucun effort pour appuyer ce processus électoral.

D'ailleurs, Domitien Ndayizeyé a rappelé que sa structure s'est déjà engagé dans cette perspective avec le soutien apporté à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le renforcement des capacités des femmes à la participation à ces élections.

Pour sa part, le chef de la mission d'observation de l'Ua, l'ancien Premier ministre rwandais, Bernard Makuza,a indiqué avoir transmis le message du président de la commission de l'Ua, qui plaide «pour des élections transparentes et apaisées».

Au-delà des instruments juridiques nationaux qui encadrent les élections au Burkina Faso, il a fait savoir que l'Ua dispose de principes et d'instruments légaux sur la démocratie, les élections et les pratiques de bonne gouvernance.

« L'observation se situe dans cette perspective de comparer tous les instruments pour voir comment les élections se déroulent. Des rencontres que nous avons eues et des informations que nous avons, il y a eu un processus qui a été bien engagé avant », a affirmé Bernard Makuza.

Il s'agit, selon lui de la révision du code électoral, du consensus sur le fichier électoral, du dialogue politique et du pacte de bonne conduite signé par tous les candidats.

« Notre message est de travailler à des élections apaisées, libres, démocratiques et transparentes», a soutenu Bernard Makuza qui a surtout félicité le Burkina Faso «pour le pacte de bonne conduite que beaucoup de pays peuvent imiter pour l'organisation d'élections apaisées ».

Retrait des cartes d'électeur: L'opposition dénonce des «irrégularités»

Dix candidats à la présidentielle burkinabé, signataires de l'accord politique de l'opposition, ont dénoncé, la veille du scrutin, des cas de fraude à travers le retrait des cartes d'électeur moyennant le versement de sommes d'argent.

Face à la presse, le chef de file de cette plateforme de l'opposition, Zéphirin Diabré, candidat de l'Union pour le progrès et le changement (Upc), a indiqué que «le caractère massif du phénomène peut porter atteinte à la sérénité et à l'intégrité des résultats des élections».

Il a, à cet effet, appelé les juridictions compétentes et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à prendre des dispositions «pour empêcher que les agissements incriminés prospèrent».

Au nom de cette plateforme, M. Diabré a annoncé le dépôt d'une plainte contre X auprès du Procureur du Faso pour une suite à cette affaire». Par ailleurs, il a rappelé que durant tout le processus électoral, l'opposition politique a toujours agi de façon républicaine «pour préserver la paix sociale».

M. Diabré a dès lors interpelé la communauté nationale et internationale qu'elle n'acceptera jamais «des résultats entachés d'irrégularités». Par conséquent, ces candidats demandent à leurs militants d'être «vigilants et de dénoncer tout agissement de nature à entacher le scrutin».

Plus de: Le Soleil

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