Sénégal: Prématurité et pneumonie - Des mortalités élevées qui cachent les progrès

23 Novembre 2020

Plus de 4.000 enfants prématurés sont décédés au Sénégal en 2018. La pneumonie est responsable de 14% de décès des enfants de moins de 5 ans. Ces informations ont été données, le 19 novembre 2020, lors des journées mondiales couplées de pneumonie et de prématurité.

La prématurité et la pneumonie inquiètent les autorités sanitaires. En présidant, le 19 novembre 2020, à l'hôpital pour enfants Albert Royer de Dakar, les journées mondiales couplées de la prématurité et de la pneumonie, le ministre de la Santé et de l'Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a soutenu qu'elles constituent les deux principales causes de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Cette information a été confirmée par la Directrice de l'hôpital Albert Royer. Selon Mme Issa Tall Diop, en 2018, sur 12.000 décès néonatals enregistrés au Sénégal, 4.000 à 5.000 étaient des prématurés. Ce qui représente, d'après le ministre de la Santé et de l'Action sociale, 29% de la mortalité néonatale.

Cependant, Abdoulaye Diouf Sarr a noté que des progrès ont été réalisés. Ils « se traduisent par la baisse de la mortalité néonatale de 35 à 21 pour mille entre 2005 et 2019 », a-t-il avancé, promettant que ces efforts seront maintenus. Ils seront basés sur le renforcement des capacités des prestataires de santé, le fonctionnement continu du réseau des Soins obstétricaux et néonatals d'urgence (Sonu) et des unités existantes de néonatologie, entre autres.

Déjà à l'Hôpital Albert Royer, des efforts de relèvement du plateau technique sont entrepris pour réduire la mortalité. Selon Mme Issa Tall Diop, la capacité d'accueil du service de néonatologie est passée de 16 à 60 lits. Pour prévenir les décès des prématurés, la Directrice de l'hôpital pour enfants a insisté sur les soins en incubateur, la méthode de soins kangourou, l'utilisation de la ventilation en pression positive, entre autres.

Pour ce qui concerne la pneumonie, Mme Issa Tall Diop, en s'appuyant sur le bulletin épidémiologique hebdomadaire du ministère de la Santé de 2017, a révélé que 131.288 cas de pneumonie ont été recensés à travers le pays. Ces chiffres font dire au ministre de la Santé que la pneumonie reste la première cause de mortalité infanto-juvénile. « Elle est responsable de 14% des décès des moins de cinq ans », a regretté Abdoulaye Diouf Sarr. En dépit de ces défis, la courbe de la mortalité a amorcé une tendance baissière. La preuve, le nombre de décès a diminué de 27.000 en 2015 à 3.000 en 2017, avant de se situer à 2500 cas en 2019. « Cette baisse s'explique par les nombreux efforts consentis dans le paquet de soins offerts aux couches vulnérables », s'est réjouie Mme Diop.

Plus de: Le Soleil

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