Cameroun: Campagne électorale - Lancement à plusieurs vitesses

De nombreux acteurs sont déployés sur le terrain depuis samedi dernier alors que l'heure est encore à la définition des stratégies chez les autres.

Yaoundé, samedi 21 novembre 2020 en mi-journée, c'est au rythme normal des activités du week-end qu'évolue la capitale camerounaise. Difficile en effet de savoir qu'on est jour de lancement de la campagne électorale pour les élections régionales du 6 décembre prochain. Normal ! Cette élection au suffrage universel indirect ne concerne pas les près de 7 millions d'électeurs inscrits sur les registres d'Elections Cameroon (Elecam). Seuls les conseillers municipaux et les chefs traditionnels de 1er, 2e et 3e degrés autochtones constituent les deux collèges électoraux. Pour ce qui est de Yaoundé qui englobe la circonscription électorale du Mfoundi par exemple, il faut compter 297 conseillers municipaux et environ 150 chefs traditionnels.

Ce sont eux qui doivent donc attirer l'attention des listes en compétition ici. Toutefois, point de meeting annoncé ici pour les deux listes en compétition ici, à savoir le RDPC et le Front des démocrates camerounais (FDC). Si ce dernier a choisi de cibler directement les électeurs via les réseaux sociaux en leur communiquant sa profession de foi, celle du RDPC s'affiche à son siège, mais aussi sur la toile. Pour Denis Emilien Atangana, le président du FDC « il s'agit de mener une campagne d'idées. Nous entendons néanmoins rencontrer individuellement les électeurs concernés par ce scrutin ». Quant au RDPC, il faut attendre ce jour pour le voir lancer véritablement sa campagne dans le Mfoundi à travers une réunion que va présider son chef d'équipe de campagne.

La tiédeur observée à Yaoundé tranche quelque peu avec le début du déploiement observé dans certaines autres localités. C'est ainsi que la tête de liste PCRN dans le Nyong-et-Kellé, le Pr. Delphine Tang est déjà au contact des électeurs. « Bien qu'engagés dans un scrutin au suffrage universel indirect, nous entendons tout de même organiser quelques meetings au cours desquels nous allons expliquer les enjeux des élections à venir aux populations » fait-elle savoir. Du côté de Douala ou dans certaines localités de la région de l'Ouest, et même dans le Nord, c'est à un lancement véritable de la campagne électorale que l'on a assisté. Mais il faut néanmoins dire que l'une des curiosités de cette épreuve du processus de l'élection du 6 décembre prochain consistera en la campagne des chefs traditionnels.

Engagés pour la première fois dans ce processus, ils doivent également se déployer auprès de leurs électeurs. Rendu à un quartier général de campagne électorale à Yaoundé samedi matin, le reporter a pu constater que l'on en était encore à affiner les stratégies pour un lancement effectif pour le milieu de cette semaine. Toutefois, le déploiement de certains candidats représentant le commandement traditionnel est déjà effectif dans certaines régions, à l'instar du Haut-Nyong dans la région de l'Est où ces « têtes couronnées » ont commencé à mobiliser les électeurs dans la perspective de l'élection prévue le 6 décembre prochain.

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