Congo-Brazzaville: Mémorial Savorgnan-de-Brazza - Le débat sur la pandémie de Covid-19 clôt la série des conférences scientifiques

Ouvertes le 10 septembre, les conférences scientifiques organisées par le Mémorial Pierre-Savorgnan de Brazza (MPSB) et l'université Marien-Ngouabi ont pris fin le 21 novembre.

Le point d'orgue de la série de communications, qui ont redonné au MPSB la pleine intensité de sa vocation originelle, c'est-à-dire être le creuset où bouillonne l'activité d'échange culturel et scientifique sur les questions de l'heure, a été la communication du Dr Guy Moussavou, maître-assistant Cames, directeur du Centre de recherche et d'études en sciences sociales et humaines, enseignant-chercheur à l'École normale supérieure, membre du laboratoire Larsced. La conférence s'est tenue sur le thème « La pandémie de Covid-19 : du mandat des enseignants à la résilience des parents dans l'accompagnement scolaire».

Dans sa communication, le Dr Guy Moussavou a commencé d'abord par parler du contexte du sujet, avant de souligner que l'objectif de cette recherche était d'évaluer la résilience des ménages dans l'accompagnement scolaire à la suite de la survenue de la pandémie de Covid-19 qui frappe dans le monde depuis décembre 2019. Dans le cadre de cette recherche, la résilience a été évaluée telle que la capacité pour un individu ou un groupe d'individus vivant dans des systèmes complexes à améliorer leur situation sociale par rapport aux menaces (catastrophes naturelles, conflits armés, pertes d'emploi... ). Elle s'appuie sur les données de l'enquête par questionnaire réalisée auprès de 451 ménages extraits, de façon aléatoire, dans les neuf arrondissements de Brazzaville et des données d'entretiens exploratoires.

Ce travail, a-t-il dit, montre, selon ce raisonnement flou, que l'indice général du risque de non-résilience est de 0,644. Donc les ménages sont dans une situation de non-résilience élevée dans l'accompagnement pendant cette période de confinement. Au terme de l'analyse de ces résultats, des pistes de réflexion et des recommandations peuvent être formulées. Pour ce qui est des pistes de réflexion, les études futures élargies aux autres grandes villes du Congo devraient être axées sur l'analyse approfondie de cette situation, a-t-il conclu.

Pour la directrice générale du MPSB, Belinda Ayessa, le sous-titre de l'énoncé thématique de ce jour : « Du mandat des enseignants à la résilience des parents dans l'accompagnement scolaire » éclaire les trajectoires qui ont permis aux uns et aux autres de vivre en présence de cette pandémie, de continuer à vivre en gérant l'incertitude du lendemain et de persuader tous qu'en dépit des turbulences somme toute déstabilisatrices, l'homme sait toujours trouver les ressorts de sa survie. « La notion de "résilience", au cœur de la conférence de ce jour, nous sert de levier pour sillonner les contours des attitudes qui portent chacun de nous à ne pas baisser les bras, à continuer de croire que la vie humaine a un prix, en dépit des récits de la mort ou du désespoir qui nous parviennent. Au regard de ces faits, comment ne pas nous interroger sur des mécanismes de survie qui impliqueraient la responsabilité parentale, la place et le rôle de l'enseignant, dans une heureuse corrélation au bénéfice de l'enfant apprenant ? » a déclaré la DG du MPSB, Belinda Ayessa.

Organisation pérenne des Journées scientifiques par le Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza

Les bonnes choses ne durent pas. C'est par cette phrase que le Pr Yvon Ibara Ndongo, vice doyen de la faculté des lettres, des arts et des sciences humaines de l'université Marien- Ngouabi, a salué la tenue avec brio de ces conférences scientifiques qui, pour lui, ne sont pas une fin en soi, mais un début d'une aventure dont seul le temps pourra mettre un terme. Elles seront organisées de façon pérenne. Ce premier acte, qui a débuté le 10 septembre, n'est que le lancement du label « Journées scientifiques ». « Pendant près de onze samedis à compter du 10 septembre, le Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza nous a ouvert ses mains et nous a accueillis dans le but de savourer le génie de l'intelligentsia congolaise qui a revisité notre histoire avec les thèmes divers », a déclaré le Pr Yvon Ibara Ndongo.

Pour finir, un acte symbolique plein de sens et de signification a marqué la reconnaissance que les organisateurs de ces conférences scientifiques ont tenu à adresser à tous les intervenants. Les récipiendaires de ce geste de gratitude ont accepté cet élan comme le gage de volonté de poursuivre cette initiative au service de leur cause commune : la culture, rien que la culture.

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