Guinée: El hadj Ousmane Fatako Baldé « Sans Loi » - "Un contrat commercial est différent d'un contrat de bail "

23 Novembre 2020

Dans une interview qu'il a accordée à des journalistes dont un Reporter de Aminata.com, l'opérateur économique El hadj Ousmane Fatako Baldé connu sous le nom Sans Loi est revenu sur le différend qui l'oppose à l'État guinéen en ce qui concerne son centre commercial au marché central de Kindia. À l'entendre parler, l'État guinéen aurait confondu le contrat de bail à un contrat commercial.

« En ce qui concerne le centre Commercial « Sans Loi » de Kindia, on m'a envoyé un courrier me disant que mon contrat avec l'État est résilié.

On m'a dit de quitter les lieux sans délai. Je leur ai dit que j'ai entendu ce qu'ils ont dit, j'ai vu ce qu'ils ont fait mais un contrat commercial est différent d'un contrat de bail », a-t-il entamé.

Poursuivant, l'homme d'affaires, par ailleurs président de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée a fait savoir que même s'il s'agit d'un contrat commercial, on doit accorder à l'intéressé six(6) mois en précisant les motifs qui ont poussé à résilier le contrat.

« Comme il est indiqué dans le bail, si vous n'arrivez à vous comprendre à l'amiable, vous allez au niveau de la justice. Si les juridictions compétentes donnent raison à l'État, vous faites un délai te permettant de quitter les lieux.

Mais réveiller quelqu'un pour lui dire de quitter un bâtiment qu'il a lui-même construit! Et même si le domaine c'est pour l'État, ils doivent savoir que ce qui est construit sur ce domaine appartient au bailleur. Ils m'ont dit qu'il n'y a aucune discussion possible.

Je leur ai dit que par une discussion qu'on avait commencé jusqu'à ce que j'obtiens le bail. Et il faudrait qu'il y ait discussion même si le bail va être résilié. Le ministre de l'aménagement du territoire n'a pas accepté de me recevoir.

C'est ainsi que j'ai décidé de rester tranquille et attendre parce que ce qu'ils sont en train de faire n'est basé sur aucun texte de loi », a-t-il indiqué.

Plus loin, il indique que contrairement à ce qui se dit, plus de 2000 personnes se trouvent dans ce centre que l'État décide de déguerpir

« Ils n'ont pas considéré les points indiqués dans le document de bail, ils n'ont pas considéré que je suis citoyen guinéen.

Comme ils ne savent pas, ils disent que c'est 1000 personnes qui sont dans ce centre mais en réalité, les occupants du centre sont un peu plus de 2000 personnes. Ils devraient avoir pitié de ces personnes et leurs familles.

Mais je les laisse faire. Je n'ai aucun pouvoir sur eux. C'est eux qui ont le pouvoir, la justice et l'armée. Moi je ne compte que sur le tout puissant Allah.

C'est pourquoi je décide d'attendre et voir la suite des choses. Le contrat de bail c'est pour 60 ans et je n'ai fait que 10 ans et quelques », explique l'opérateur économique.

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