Afrique: Allocution liminaire du Directeur général de l'OMS lors du point presse sur la Covid-19 - 20 novembre 2020

Bonjour, bon après-midi ou bonsoir.

Au cours des quatre dernières semaines, un plus grand nombre de cas de COVID-19 a été signalé par rapport aux six premiers mois de la pandémie.

En Europe et en Amérique du Nord, les hôpitaux et les unités de soins intensifs se remplissent de patients ou sont saturés.

Cette semaine, de bonnes nouvelles ont été annoncées concernant les essais de vaccins, ce qui continue de nous donner l'espoir de pouvoir mettre fin à la pandémie. Parallèlement, nous devons continuer à utiliser les outils dont nous disposons pour interrompre les chaînes de transmission et sauver des vies maintenant.

La pandémie de COVID-19 nous rappelle brutalement le lien étroit qui existe entre les humains, les animaux et la planète que nous partageons.

Nous ne pouvons pas protéger et promouvoir la santé humaine sans nous soucier de la santé des animaux et de celle de notre environnement.

Ce constat est particulièrement flagrant en matière de résistance aux antimicrobiens, qui constitue l'une des plus grandes menaces sanitaires de notre époque.

Si la résistance aux antimicrobiens ne semble pas aussi urgente qu'une pandémie, elle est tout aussi dangereuse.

En effet, elle menace de compromettre un siècle de progrès réalisés dans le domaine médical et de nous exposer à des infections qui, aujourd'hui, peuvent être traitées facilement.

Si les antibiotiques sont au centre des discussions, la résistance aux antimicrobiens comprend également la résistance aux médicaments contre le VIH, le paludisme, les maladies tropicales négligées, et d'autres maladies.

Ce mercredi a été marqué par le début de la Semaine mondiale pour un bon usage des antimicrobiens, une occasion annuelle de sensibiliser le grand public, les professionnels de la santé et les décideurs politiques à la résistance aux antimicrobiens et d'encourager l'adoption des meilleures pratiques pour freiner le développement et la propagation d'infections pharmacorésistantes.

Le slogan pour 2020 est : « Antimicrobiens : à utiliser avec prudence »,

Depuis des années, l'OMS collabore avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et l'Organisation mondiale de la santé animale afin de s'attaquer à la résistance aux antimicrobiens et à d'autres problèmes de santé résultant de l'interaction entre l'homme et l'animal, dans le cadre d'une approche « Un monde, une santé ».

Nos trois organisations - réunies dans le cadre d'un accord tripartite - mènent régulièrement des enquêtes pour suivre les progrès réalisés par les pays en matière de lutte contre la résistance aux antimicrobiens.

Notre dernier rapport, qui présente des données provenant de 136 pays, indique que près de 90 % des pays sont dotés de plans d'action nationaux pour la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, toutefois, seuls 20 % d'entre eux ont obtenu un financement pour la mise en œuvre de ces plans.

Pour contribuer à combler ce déficit de financement, nous avons créé ensemble un fonds d'affectation spéciale destiné à aider les pays à revenu faible ou intermédiaire à élaborer une véritable approche « un monde, une santé » pour combattre la résistance aux antimicrobiens.

Grâce aux gouvernements des Pays-Bas, de la Suède et du Royaume-Uni, nous avons collecté à ce jour 13 millions de dollars des États-Unis, qui serviront à financer la première phase du soutien qui sera fourni à 11 pays.

Et cette semaine, nous avons lancé la mise en œuvre en Indonésie.

Des fonds supplémentaires seront nécessaires pour le prochain cycle d'investissement.

Aujourd'hui, le groupe tripartite publie un nouveau rapport qui examine les instruments internationaux régissant l'utilisation des antimicrobiens et recense les lacunes en matière de réglementation de l'utilisation des antimicrobiens chez l'homme, l'animal et les plantes.

Ensemble, nos trois organisations s'efforceront de combler ces lacunes et de promouvoir une plus grande cohérence mondiale concernant l'utilisation des antimicrobiens.

L'un des moyens les plus importants pour y parvenir est d'accroître l'engagement politique aux plus hauts niveaux de l'état.

C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui le Groupe de direction mondial sur la résistance aux antimicrobiens intégrant le principe « Un monde, une santé » qui réunira de grands dirigeants issus des pouvoirs publics, du secteur privé et des organisations de la société civile, afin de plaider en faveur d'une action urgente pour combattre la menace que constitue la résistance aux antimicrobiens.

Le groupe sera coprésidé par Son Excellence M. Sheikh Hasina, Premier ministre du Bangladesh, et Son Excellence Mme Mia Mottley, Première ministre de la Barbade.

Le groupe réunira les principales parties prenantes dans les domaines de l'agriculture, de la santé, du développement, de la production de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux et d'autres domaines pertinents afin de maintenir le sentiment d'urgence, le soutien du public, l'élan politique et la visibilité du défi que représente la résistance aux antimicrobiens.

C'est maintenant un grand honneur pour moi de vous présenter le coprésident du Groupe de direction mondial sur la résistance aux antimicrobiens intégrant le principe « Un monde, une santé », Son Excellence M. Sheikh Hasina, Premier Ministre du Bangladesh, qui fera de brèves observations.

Excellence, vous avez la parole et je vous remercie de votre engagement et de votre soutien.

[S.E. SHEIKH MASINA A FAIT DE BRÈVES OBSERVATIONS]

Excellence, je vous remercie. Je souhaiterais à présent vous présenter l'autre coprésidente du Groupe de direction mondial sur la résistance aux antimicrobiens intégrant le principe « Un monde, une santé », Son Excellence Madame Mia Mottley, Première ministre de la Barbade.

Excellence, je vous remercie de votre engagement et de votre soutien. Vous avez la parole.

[S.E. MADAME MIA MOTTLEY A FAIT DE BRÈVES OBSERVATIONS]

Excellence, je vous remercie. Et je tiens également à souligner que vous avez le même nom que ma petite-fille, Mia.

Je suis également ravi de compter parmi nous aujourd'hui mes collègues du groupe tripartite : M. Qu Dongyu, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et la Dre Monique Eliot, Directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé animale.

M. Qu, je vous souhaite la bienvenue et vous avez la parole.

[M. QU A FAIT DE BRÈVES OBSERVATIONS]

Je vous remercie. Et maintenant, j'ai l'honneur de vous présenter la Directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé animale, la Dre Monique Eliot.

Dre Eliot, je vous souhaite la bienvenue et vous avez la parole.

[LA DOCTEURE ELIOT A FAIT DE BRÈVES OBSERVATIONS]

Merci beaucoup, Dre Eliot, et je remercie également tous nos invités aujourd'hui. Nous nous réjouissons de travailler en étroite collaboration avec vous tous pour préserver les médicaments qui nous protègent.

Fadela, c'est à vous.

[LE DR TEDROS A FAIT LES OBSERVATIONS SUIVANTES À LA FIN DU POINT DE PRESSE]

Aujourd'hui, nous célébrons la Journée mondiale de l'enfance. Comme souligné par nos collègues de l'UNICEF, cette journée est l'occasion de réimaginer un avenir meilleur pour tous les enfants.

Bien qu'ils soient moins exposés au risque de développer une forme grave de la COVID-19, les enfants ont souffert de la pandémie de nombreuses façons.

Notre riposte face à la pandémie et la façon dont nous nous en relèverons façonneront le monde dans lequel nos enfants grandiront.

Il est donc d'autant plus important de combattre la pandémie avec tous les outils à notre disposition, pour sauver des vies aujourd'hui et offrir à nos enfants un avenir meilleur.

Je vous remercie.

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