Cameroun: Assemblée nationale - Les droits de l'enfant en débat

Un plaidoyer visant l'adoption d'une loi portant Code de protection de l'enfant s'est tenu hier à l'initiative du Réseau parlementaire Espérance jeunesse.

Une séance de travail s'est tenue hier à l'Assemblée nationale, à l'initiative du Réseau parlementaire Espérance jeunesse et sous la présidence de l'hon. Monjowa Lifaka, vice-présidente de la chambre. Cette rencontre avec la société civile et les membres du gouvernement était axé sur le plaidoyer visant l'adoption de la loi portant Code de protection de l'enfant au Cameroun. Une démarche dont le prétexte est la conception par le gouvernement d'un avant-projet de loi sur cette question en 2003. Mais jusqu'à ce jour, ce texte n'a pas encore abouti.

Et pourtant, les éléments du plaidoyer adressés par la société civile mobilisée autour de la plateforme dénommée Cam-Crin, militent en faveur d'une telle loi. En effet, au Cameroun, comme dans la plupart des pays africains, deux enfants sur trois vivent dans des conditions défavorables. La promotion et la protection des droits de l'enfant devraient donc être au centre des priorités de toutes les stratégies de développement. Surtout, en ce moment où le contexte sécuritaire, politique, économique, social, et éducatif du Cameroun prend une tournure importante. Au plan juridique, l'on notre un foisonnement de normes qui, loin de servir cette noble cause, a entraîné une « jungle de textes » qui comportent des dispositions protectrices des droits de l'enfant. Du coup ce caractère disparate et éparpillé des textes participe plutôt à leur méconnaissance.

L'adoption d'un Code de protection de l'enfant, d'après les experts de Cam-Crin, s'annonce dès lors indispensable pour plusieurs raisons. En effet, ce code permettra de fixer sur un seul support normatif toutes les règles applicables à l'enfant. En outre, il facilitera tant l'accessibilité matérielle qu'intellectuelle par tous les intervenants de la chaine de protection des enfants y compris les enfants eux-mêmes. Il pourrait également se saisir des problématiques nouvelles telles les questions des enfants associés aux forces et groupes armés, les enfants vivant avec leurs mères en prison, les orphelins des ex-combattants, les enfants déplacés internes par les crises dans certaines régions du Cameroun, les enfants victimes de migration, etc. Le ministre des Affaires sociale, Pauline Irène Nguéné, a apprécié toute la justesse de cette problématique et a rappelé qu'elle fait l'objet de l'attention et du soutien du gouvernement. Un combat juste et noble, a reconnu l'hon. Monjowa Lifaka, qui trouve sa pertinence dans les missions dévolues à l'Assemblée nationale.

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