Sénégal: « Gouvernement face à la presse » - Retour sur les annonces phares

24 Novembre 2020

Le premier « Gouvernement face à la presse » se tient aujourd'hui au Building administratif Mamadou Dia.

Autour du ministre Porte-parole du Gouvernement, Oumar Guèye, également ministre des Collectivités territoriales, il y a Antoine Félix Abdoulaye Diome, ministre de l'Intérieur, Abdoulaye Diouf Sarr ministre de la Santé et de l'Action sociale, Moussa Baldé, ministre de l'Agriculture et de l'Equipement rural, Serigne Mbaye Thiam, ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Alioune Ndoye, ministre des Pêches et de l'Economie maritime, Aminata Assome Diatta, ministre du Commerce et des PME, Dame Diop, ministre de l'Emploi, de la Formation professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Insertion et Moïse Sarr, secrétaire d'État chargé des Sénégalais de l'extérieur.

Retour sur les annonces phares avec Salla Gueye, journaliste au lesoleil.sn sur place...

Serigne Mbaye Thiam: « les coupures d'eau seront derrière nous en mars 2021 »

Premier à prendre la parole, le ministre de l'Eau et de l'Assainissement. Interpellé sur les coupures récurrentes d'eau dans plusieurs localités de Dakar, Serigne Mbaye Thiam les a expliqué par une demande supérieure à l'offre.

« On a un déficit dans les volumes d'eau disponibles », a-t-il dit, mardi, face à la presse. Le ministre Thiam est, en effet, largement revenu sur la politique « prometteuse » menée par le gouvernement de Macky Sall pour résoudre ce problème.

Serigne Mbaye Thiam informe également que la fin de cette période de manque d'eau ne pourra arriver qu'à partir du premier trimestre 2021, lorsque « (le Sénégal aura) 100 mètres cubes produits par l'usine de Keur Momar Sarr 3 (KMS3), en attendant les 100 mètres autres cubes qui proviendraient de l'installation du deuxième compresseur de Mékhé ».

Félix Antoine Diome: «70 incendies notés dans les marches, ces 5 dernières années »

Le ministre de l'Intérieur, Félix Antoine Diome, a révélé, mardi, que pas moins de 70 incendies ont été dénombrés dans les marchés établis sur l'étendue du territoire national, ces 5 dernières années. Selon lui, ce nombre est symptomatique du problème d'organisation dans ces lieux de commerce.

Le successeur d'Aly Ngouille Ndiaye a rappelé que le gouvernement est en train de mettre en œuvre un vaste programme de modernisation des marchés.

Toutefois pour Antoine Félix Diome, ce programme ne saurait être mis en œuvre sans le respect strict du cadre règlementaire qui existe depuis plusieurs années.

« Notre pays s'est doté, à travers un arsenal juridique complet, des dispositions bien définies. Donc, il faudra que ces règles soient respectées », a-t-il insisté.

Report des élections locales: Les précisions du ministre de l'Intérieur

Interpellé sur le report annoncé des élections locales, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Antoine Félix Diome, a estimé que ce n'est pas le chef de l'Etat, Macky Sall, qui a demandé ledit report, mais plutôt une loi votée à l'Assemblée nationale.

« Les députés ont constaté que la commission politique du dialogue national a déjà accepté d'auditer le ficher.

Et un consensus a été trouvé au cours de ces concertations et une nécessité d'évaluer le processus électoral », dit-il, rappelant que le processus est en cours, les experts sont en afin d'être sélectionnés pour cet audit.

Maladie des pêcheurs : « Sur 1004 patients, il n y a qu'un seul qui est hospitalisé » (Abdoulaye Diouf Sarr)

Le ministre de la Santé et de l'Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a fait le point de la situation sur la maladie des pêcheurs, découverte, la semaine passée, dans quelques localités du pays. Et, c'est pour rassurer qu'il n'y a, aujourd'hui, qu'un seul patient encore sous traitement.

«Au total, nous avons recensé 1004 cas qui sont tous totalement pris en charge, sauf un seul », a-t-il déclaré, au cours de la conférence de presse du gouvernement, mardi.

Il a également rassuré qu'il n'y a aucun risque à consommer le poisson. L'autre bonne nouvelle, à en croire le ministre de la Santé, est qu'au niveau des investigations, il n'y a aucun cas secondaire, autrement dit, ce n'est pas une maladie contagieuse.

S'agissant, par ailleurs, des investigations, Abdoulaye Diouf Sarr écarte toute idée de lenteur. « Car, souligne-t-il, les recherches obéissent à un processus et des hypothèses successives », louant, ainsi, l'efficacité des scientifiques sénégalais.

Maladie des pêcheurs : « Aucune piste ne sera écartée » (ministre de l'Environnement)

Malgré les assurances données par son collègue de la Santé, le ministre de l'Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall, a estimé qu'« aucune piste ne sera écartée » dans les investigations pour identifier les causes de la maladie cutanée notée chez les pêcheurs.

« Nous allons continuer les recherches », a-t-il promis. Le ministre Sall a également souligné que l'analyse sur les algues sera faite demain (mercredi, ndlr), et il n'est pas écarté d'étudier des prélèvements de carburant.

« L'Etat du Sénégal est en train de faire le nécessaire pour élucider l'origine de cette maladie », a-t-il insisté.

Ministre Alioune Ndoye : « Tous les accords de pêche sont signés dans la transparence »

Le ministre des Pêches, Alioune Ndoye, interpellé par plusieurs journalistes sur le renouvellement des accords de pêches avec l'Union européenne (UE), acté, il y a quelques jours, a apporté des précisions. « Tout s'est fait de manière transparente.

Au Sénégal, les licences ne peuvent être données que dans le cadre d'une réglementation stricte qui est, d'ailleurs, disponible en ligne. Nous rassurons que tout est fait dans la transparence », a-t-il assuré.

Pour lui, notre pays a paraphé des accords de pêche, depuis 1979, et ils sont renouvelés de manière progressive. Et c'est le dernier protocole qui a été finalisé, le 19 juillet 2019 à Bruxelles (Belgique).

Toutefois, au-delà de l'Union européenne, le Sénégal a signé des accords de pêches avec des pays comme la Gambie, la Mauritanie ou encore le Libéria.

Emigration clandestine : Néné Fatoumata Tall explique les « causes » du phénomène

Faisant « une analyse très objective » de la situation, le ministre de la Jeunesse, Néné Fatoumata Tall, a, au cours de la conférence de presse du gouvernement, mardi, expliqué ce qu'elle considère comme les causes de la recrudescence de l'émigration clandestine.

D'emblée, elle indexe la crise de la pandémie de Covid-19 qui, rappelle-t-elle, a eu un impact très négatif dans la vie socio-économique des Sénégalais.

La Covid-19, fait-elle constater, a fortement touché le secteur informel, qui à 97%, porte l'économie sénégalaise. «L'autre facteur, dit-elle face aux journalistes, c'est le fameux eldorado qu'on a vendu à la jeunesse africaine », précisant que ce n'est pas seulement propre au Sénégal.

« C'est un phénomène mondial, principalement africain », ajoute le ministre de la Jeunesse. Elle a également relevé la « pression sociale » dont sont victimes les jeunes dans les familles.

« J'appelle les parents au sens de responsabilité, parce que mettre la pression sur des jeunes ne peut pas permettre de construire un pays », a lancé Néné Fatoumata Tall.

Le dernier point, explique-t-elle, c'est le fait qu'on fasse croire aux jeunes que l'Europe est en train de régulariser les sans-papiers, « ce qui est faux ».

Formation professionnelle et technique des jeunes: Dame Diop livre les « bonnes notes » du gouvernement

Le ministre de l'Emploi, de la Formation professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Insertion Dame Diop, est, pour sa part, revenu sur « les bons résultats » notés par le pouvoir de Macky Sall dans ce sous secteur.

« Pendant très longtemps, la formation professionnelle et technique avait été traitée comme le parent pauvre dans le grand secteur de l'enseignement au Sénégal. Sur près du quart du budget, seul moins de 4% étaient alloués à ce sous-secteur.

Aujourd'hui, sur « près de 3,5 millions d'écoliers, le Sénégal en compte 100 mille », a-t-il fait constater. Et d'ajouter: «En 2012 déjà, le nombre d'écoliers dans le système de formation était de 30.000. De 2012 à maintenant, nous avons fait un bond de 70 places dans la formation professionnelle et technique ».

Le ministre Dame Diop, qui précise que cette formation est gratuite, de souligner que ce bond est possible grâce au renforcement du dispositif de la formation technique aussi bien sur les ressources financières que matérielles.

« En 2012, le budget consacré à la formation professionnelle et technique était d'à peu près 24 milliards. Aujourd'hui, nous avons consacré à cette formation près de 80 milliards de francs CFA ».

A en croire toujours le ministre de l'Emploi, de 80 centres de formation professionnelle, en 2012, notre pays en compte, aujourd'hui à 120, compte non tenu de 40 autres qui sont en train d'être construits.

Rapatriement de sans-papiers sénégalais d'Espagne : Moise Sarr dément et précise

Certains médias en ligne, citant la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, en visite à Dakar, informaient lundi que son pays allait prendre des dispositions pour rapatrier les Sénégalais qui y sont illégalement établis.

Ce, dans le « respect des règles de conventions ». Une information démentie par le Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, en charge des sénégalais de l'extérieur, Moïse Diégane Sarr. Selon lui, il n'a jamais été question, dans la convention signée, dimanche, entre Dakar et Madrid, de rapatriement des compatriotes sans-papiers vivant en Espagne.

« Je voudrais profiter cette occasion pour arrêter toutes les rumeurs et supputations qui entourent la conclusion de cet accord.

Et dire, de manière très claire, que nous n'avons pas signé avec la Royaume d'Espagne une convention qui concerne le rapatriement de nos compatriotes », a-t-il précisé, parlant de « convention révolutionnaire ».

Et M. Sarr d'ajouter : « l'accord que nous avons eu à signer (avec l'Espagne, ndlr) est relatif à la prise en charge de ce que l'on appelle les conventions de retraite ».

Campagne de commercialisation agricole: les assurances du ministre Moussa Baldé

Le ministre de l'Agriculture, Moussa Baldé, a assuré que la commercialisation agricole, qui a démarré, lundi, va se dérouler sans difficultés.

« On peut dire que le producteur a le droit de commercialiser, à sa guise, sa production, à partir du 23 novembre 2020 jusqu'au 25 mai prochain.

Donc, c'est encore très tôt de tirer des conclusions pour parler de faux départ de la campagne », a-t-il notamment précisé, soulignant que les agriculteurs sont «très contents » du prix du kilogramme de l'arachide fixé à 250 francs CFA. « Cette campagne peut générer, au moins, 600 milliards francs CFA », a annoncé le ministre de l'Agriculture.

A La Une: Presse et Média

Plus de: Le Soleil

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.