Centrafrique: La société civile s'active pour l'organisation des élections

A un mois du double scrutin (présidentiel et législatif) en République centrafricaine, les organisations de la société civile se préparent à travers des formations comme celles de la Minusca.

Le 21 novembre, elles se sont réunies pour une formation sur : le code électoral, l'organisation des institutions, le fonctionnement du processus électoral, les menaces sur le scrutin telles que la multiplication des fake news... Le programme est varié.

« Cette formation est la bienvenue, à mon avis, parce que nous sommes dans une période de turbulence. Durant cette période, mon rôle en tant que société civile, c'est de parler à mes pairs. On doit s'entendre sur un comportement à adopter pendant cette période et jusqu' après l'élection. Là, je suis édifié. Cela me permet d'essayer de bannir un certain nombre de comportements dans lesquels je me reconnaissais », a précisé Nzama Joseph, membre de l'association Pijka, plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine.

De son côté, la présidente du réseau des femmes africaines ministres et parlementaires, Félicité Kongana, a souligné que : « Nous voulons tout apprendre parce que justement nous en avons besoin. Les manuels de sensibilisation, comment aborder les gens sur le terrain, comment être organisé dans les bureaux de vote, comment contrôler ces bureaux de vote le jour J. C'est très important pour pouvoir être sur le terrain, être dynamique, efficace et transparent surtout parce que là, il y va de la réussite de ces élections pour l'avenir de notre pays ».

En effet, les organisations de la société civile ont une part importante à jouer dans ce processus, en tant qu'observateurs et relais auprès des populations notamment.

Les prétendants à la magistrature suprême en République centrafricaine sont déjà sur la piste et n'attendent que le coup d'envoi de la compétition. L'Autorité nationale des élections enregistre depuis le 1er novembre les candidatures conformément à la loi électorale.

1,8 million de Centrafricains sont appelés à élire leur président pour les cinq prochaines années. Malgré un contexte sécuritaire préoccupant, plusieurs régions du pays sont sous le contrôle des bandes armées. La crise sanitaire de coronavirus s'étant ajoutée aux problèmes sécuritaires pour l'acheminement du matériel électoral, des voix préconisent le report du scrutin, d'autant qu'en plus de la présidentielle, les législatives auront également lieu.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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