Ile Maurice: Dr Maurice Itous Ibara - « Nous boostons la terre dans le sens des mines... »

interview

L'Académie des sciences et des arts du Congo (ASAC) a organisé le 19 novembre dernier, la deuxième édition de la Biennale de la science vue par l'Afrique : Révolution scientifique et industrielle de l'Afrique d'ici à l'an 2050, cas du Congo. Placée sur le thème « La pandémie à Coronavirus, maladie du réchauffement climatique (crises des énergies renouvelables) », cette rencontre a été organisée en collaboration avec le ministère des Mines et de la Géologie. A cet effet, le président de cette académie, le Dr Maurice Itous Ibara a présenté les mines cultivées au Congo : Uranium, Lithium, Or, Platine, et Coltan. Interview.

Dans quel cadre s'inscrit cette activité ?

Chaque deux ans l'ASAC organise la Biennale de la science vue par l'Afrique : Révolution scientifique et industrielle de l'Afrique d'ici à l'an 2050, cas du Congo, pour présenter nos exploits révolutionnaires dans le cadre de la science et la technologie. A titre de rappel, le 19 novembre 2018, il y a eu la première édition de cette biennale au cours de laquelle, nous avions présenté un exploit révolutionnaire : le pétrole à magnons ou pétrole renouvelable (non polluant). Ce pétrole ne dégage pas d'émissions de gaz à effet de serre (G.E.S.). La quantité journalière du pétrole à magnons est estimée à huit cent mille barils par jour. Chaque gisement s'étend sur quatre-vingt mille hectares pour une longévité de plus de deux mille cinq cents ans.

Et pour cette année ?

Cette année, nous venons de présenter les mines de laboratoire : Uranium, Lithium, Or, Platine, et Coltan. Dans le procédé, ce n'est pas moi qui fabrique ces mines. C'est la terre qui les fabrique. Je fabrique plutôt l'énergie solaire liquéfiée qu'une fois mise en terre réanime les cellules des mines (cellules magnétiques terrestres). Ces cellules réanimées se multiplient en suite. Elles s'assemblent pour former les molécules des mines. Ce sont ces molécules qui éclosent les mines de manière pérenne. Autrement dit, nous boostons la terre dans le sens des mines et à la terre elle-même de fabriquer ces mines. La quantité est de près de huit cent millions de tonnes par jour. C'est énorme et suffisant pour assouvir les besoins de consommation énergétique pour une population mondiale estimée à sept milliards d'âmes en 2020. La superficie d'un champ minier est de quatre-vingt hectares.

Quel est l'apport du ministère des Mines dans ce que vous faites ?

La présence du directeur du cabinet du ministre des Mines, Michel Mapengo Kouka, révèle la grandeur de son chef de département qui a accordé une place de choix à la recherche scientifique et l'innovation technologique dans le domaine des mines. Cette présence a rehaussé le niveau de l'activité et prouve que nos dirigeants comprennent bien que nous ne pouvons aller à l'émergence sans la science, la recherche scientifique et l'innovation technologique dans le secteur minier. Ainsi, nous proposons au ministère des Mines de créer une direction générale des énergies renouvelables minières. Elle sera dirigée par un cadre avec lequel nous pourrons traiter innovation dans le secteur des mines solides renouvelables (non polluantes ou n'émettant pas d'émission de G.E.S.).

Quelle est donc la solution pour anéantir les crashs écologiques, les pandémies dont le coronavirus ?

D'abord, je tiens à rappeler que cet apport dans le renouvellement et le rajeunissement de ce ministère pourra faire que ce département ministériel devienne plus qu'un ministère de souveraineté par le fait qu'au XXIème siècle naissant, toute la grande problématique mondiale et le plus grand défi mondial ne résident que dans le réchauffement climatique qui n'est qu'une crise des énergies renouvelables. Nous rappelons que les énergies renouvelables (énergie solaire, éolienne... ) ne refroidissent le climat qu'à 15% et les énergies fossiles (hydrocarbures, les mines fossiles... ) réchauffent le climat à 85% y compris les activités humaines. La solution et la thérapeutie mondiales pour anéantir les crashs écologiques, les pandémies dont le coronavirus, les inondations à venir sont dans les ministères des Mines et des Hydrocarbures pour une température mondiale à zéro degré.

Quelle est votre politique de lutte contre le changement climatique ?

Le 29 février dernier, nous avions présenté au niveau de l'ASAC, le projet de règlement climatique. La culture de trois mille gisements de pétrole et de mines renouvelables pour un pays permet le règlement climatique à température zéro degré Celsius. Dans cette culture, il y a deux mille neuf cent soixante-quatre gisements non polluants et trente-six gisements d'hydrocarbures plus mines polluantes. Ces deux pôles (non-polluants et polluants) équivalent les pôles solaires et s'ajoutent à eux pour faire : 15% + 85% pour donner une température à 100% réglée à zéro degré Celsius. Un tel projet qui va le gérer ? Il faut une tripartite. Les sociétés minières agréés, l'État congolais propriétaire du sous-sol et une société responsable de la culture des énergies renouvelables.

Au niveau de l'État n'est-ce pas le ministère des Mines et de la Géologie ? Egalement pour les Hydrocarbures. Si le ministère des Hydrocarbures n'a pas encore créé une direction générale des énergies renouvelables pétrolifères ou pétrolières, il devrait la créer. Pareil pour le ministère de l'Environnement et du Tourisme, ainsi que celui de l'Économie forestière. Ce sont ces trois ministères qui vont gérer le réchauffement climatique au plan national et international. Au plan international, les cent quatre-vingt-dix-sept pays du monde auront aussi besoin d'un climat réglementé. La planète terre a besoin de cinq cent quatre-vingt-onze mille gisements (trois mille gisements par pays) pour subjuguer les pollutions mondiales destructrices de l'environnement.

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