La CEA lance ATEX, une plate-forme de commerce électronique qui prendra en charge les transactions lorsque la ZLECA débutera en 2021

19 Novembre 2020

Addis-Abeba — La Commission économique pour l'Afrique a présenté ce jeudi, une plateforme de commerce en ligne, qui facilitera les échanges entre acheteurs et fournisseurs lorsque l'Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) débutera en 2021.

Connue sous le nom d'African Trade Exchange (ATEX), la plate-forme de commerce électronique interentreprises améliorera non seulement le commerce transfrontalier, mais fournira également aux entreprises des produits de qualité provenant de fournisseurs africains vérifiés de manière efficace à des coûts commerciaux moyens réduits sur la base de la règlementation de la ZLECA.

La plate-forme a été créée dans le but de fournir aux acheteurs et fournisseurs un marché pour qu'ils puissent négocier et acheter des produits africains de bonne qualité sur la base des règles de la ZLECA, indique Almoustapha Cisse, Directeur par intérim de la Division de la technologie, de l'innovation, de la publication et de la gestion des connaissances, de la CEA, qui a fait la présentation.

Il dit qu'Afreximbank, avec qui elle collabore pour livrer le projet, servira de courtier pour la plupart des systèmes de paiement et de la logistique qui posent actuellement « un grand défi » pour le continent.

Le Directeur de la Division de l'intégration régionale et du commerce, de la CEA, Stephen Karingi, s'exprimant sur l'importance du mode électronique, décrit combien de petites entreprises africaines sont passées au numérique pendant la pandémie de COVID-19 lorsque les chaînes d'approvisionnement ont été rompues et qu'elles ont dû en identifier de nouvelles.

« L'une des choses que nous avons observées au cours de cette pandémie est l'importance d'avoir des chaînes d'approvisionnement crédibles », et vous ne pouvez pas avoir de chaînes d'approvisionnement crédibles à moins que les entreprises ne travaillent ensemble, dit-il, ajoutant : « ATEX promet une plate-forme qui puisse aider à ancrer la ZLECA » qui commencera ses activités le 1er janvier 2021.

Pour Vitalis Uzor, Représentant d'Afreximbank, « les paiements sont essentiels au commerce international ». Selon lui, ATEX peut développer un écosystème de banques sur le continent pour prendre en charge les mécanismes de paiement traditionnels pour les transactions réalisées sur la plate-forme.

Dans ses propres remarques, Francis Mangeni, Responsable de la promotion et des programmes commerciaux au Secrétariat de la ZLECA, se dit convaincu qu'avec des systèmes de paiement intégrés efficaces dans la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), cela fournira également une plate-forme efficace et rentable pour le continent.

S'exprimant également, Ngone Diop, Directrice du Bureau sous-régional de la CEA pour l'Afrique de l'Ouest, déclare que la plate-forme a le potentiel de fournir une prospérité inclusive et partagée et de garantir de ne laisser aucun Africain pour compte.

La ZLECA offre à l'Afrique la possibilité de créer la plus grande zone de libre-échange du monde, avec le potentiel d'unir plus de 1,2 milliard de personnes dans un bloc économique de 2 500 milliards de dollars et d'inaugurer une nouvelle ère de développement. Cette dernière a le potentiel de générer de nombreux avantages en soutenant la création de commerce, la transformation structurelle, l'emploi productif et la réduction de la pauvreté.

L'Accord est entré en vigueur le 30 mai 2019 après avoir été ratifié par les 22 pays requis. Actuellement, 54 pays l'ont signé et 30 pays l'ont ratifié.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.