Congo-Kinshasa: Budget 2021 - La Société civile formule une série de recommandations à l'ECOFIN de l'Assemblée Nationale

Représentée par une délégation de ses animateurs aux travaux d'élaboration du Projet de Loi de Finances 2021 qui se tiennent à l'Hôtel Royal, dans la commune de la Gombe, la Société Civile y a rencontré les membres du bureau de la commission Economie & Finances de l'Assemblée Nationale pour déposer solennellement ses recommandations après avoir analysé minutieusement la copie du Projet de Loi des Finances mis à sa disposition.

Lors de leurs échanges avec la Commission "ECOFIN" de l'Assemblée Nationale, présidée par l'Honorable Député Remy Massamba, la Société Civile a suggéré la mise sur pied d'un Budget de crise pour faire face aux conséquences néfastes créées par la pandémie à Covid-19 en RDC, plus particulièrement, dans les secteurs économiques et sociaux de la vie nationale. Ce Budget de crise devra principalement répondre aux besoins de la population congolaise exposée à une situation de survie très coriace.

Menée par Bishop Abraham Djamba Samba wa Shako, Directeur Exécutif du Réseau de Gouvernance Economique et Démocratie (REGED), cette délégation de la société civile, composée essentiellement de son équipe nationale, a salué et remercié les partenaires techniques et financiers opérant à travers le projet PROFIT-CONGO et coordonnée par le Comité d'Orientation de la Réforme des Finances Publiques (COREF), pour l'accompagnement sans failles dont la société civile bénéficie depuis des années.

Grâce à cela, a relevé Bishop Abraham DJAMBA, il a été possible de révolutionner les mentalités notamment, par une participation active de la Société Civile aux travaux d'élaboration du Projet de Loi des Finances en RDC.

Par ailleurs, il a proposé le renouvellement du financement de la Banque Mondiale au COREF en raison du non-achèvement total de la mission dont est dotée cette structure, à savoir, les réformes des finances publiques nationales.

Dans son analyse du Projet de Loi des Finances 2021, la Société Civile a préconisé l'adoption d'un Budget de crise qui favoriserait, par exemple, l'accès gratuit à la santé pour la population et la réduction du train de vie des institutions du pays.

Cette dernière est justifiée, selon les auteurs de cette analyse, par le vouloir du bien des Congolais et la solidarité que démontreraient les gouvernants aux peines et souffrances de tous les Citoyens.

Elle a recommandé également un contrôle rigoureux et la maximisation des recettes pour la promotion de l'investissement dans les secteurs générateurs des revenus, et au Parlement d'initier et de mettre en œuvre un système fiscal adapté, en informatisant la chaîne des recettes et en accentuant la transparence, la traçabilité et la responsabilité fiscale des intervenants.

Secteurs visés

De manière globale, l'analyse de la Société Civile a touché les secteurs de la santé, de l'éducation, de la culture et du développement rural, des infrastructures, des mines et de l'énergie.

Dans ses éclaircissements apportés à la presse congolaise, Bishop Abraham DJAMBA a souligné qu'il n'est pas possible à ce stade de déterminer une revue en hausse du budget proposé par le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba au Parlement, qui est estimé à 6 milliards de dollars américains.

S'il s'avérait que les réalités l'obligent, la Société Civile insisterait sur la lutte contre la corruption, la fraude et l'exploitation illicite des richesses nationales en faveur d'une affectation rationnelle et équilibrée des recettes pour la propulsion de l'économie nationale. Près de trente-deux organisations ont participé à l'atelier d'analyse budgétaire.

Plus de: La Prospérité

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