Afrique: 8 conseils pour répondre au harcèlement sur les médias sociaux

communiqué de presse

L'intimidation, le doxxing, les menaces et le harcèlement sexuel en ligne sont de graves problèmes qui touchent les femmes journalistes dans le cadre de leur travail. Les abus sur les réseaux sociaux ont conduit nombre d'entre elles à fermer leurs comptes et à garder le silence. Les personnes identifiées comme LGBTQIA+ et les personnes de couleur ont été spécifiquement visées.

Selon les statistiques de la FIJ, 44% des femmes journalistes ont subi une forme de harcèlement en ligne.

Le harcèlement est tout comportement dont l'auteur savait - ou aurait dû savoir - qu'il humilierait, intimiderait ou rabaisserait une autre personne.

Le harcèlement sexuel est généralement défini comme un comportement ou des commentaires sexuels non désirés

Le doxxing est le fait de diffuser vos informations personnelles - telles qu'une adresse ou un numéro de téléphone - en ligne sans votre consentement

Une menace se produit lorsque quelqu'un fait peser sur vous ou votre famille l'imminence d'une attaque spécifique.

Le discours de haine est l'expression qui s'attaque à un aspect spécifique de l'identité d'une personne, tel que son origine ethnique, son identité de genre, sa religion, son orientation sexuelle, son handicap.

1. Identifier l'abus : De quel type d'abus souffrez-vous ? Harcèlement sexuel, discours de haine, menaces ? PEN America a rassemblé un glossaire des termes relatifs aux abus en ligne. Consultez également les infographies utiles de Trollbuster sur cette question.

2. Documentez l'abus. Documentez tout (quand, combien de fois, qui), faites des captures d'écran et prenez des notes. Si le harcèlement est de nature criminelle, envisagez de le signaler aux autorités.

3. Protégez-vous. Sur Facebook, retirez la personne de votre liste d'amis, bloquez et signalez la personne. Sur Twitter, bloquez et signalez le tweet en cliquant sur l'icône "plus d'options" de chaque Tweet. Modifiez vos paramètres Twitter pour ne voir que ce que vous voulez et éviter autant que possible les interactions de "mauvaise qualité". Sur Instagram bloquez les followers indésirables, mettez votre compte en privé, empêchez les applications tierces d'obtenir vos données. Plus d'information ici.

4. Renforcez votre cybersécurité : Modifiez vos mots de passe, adoptez un logiciel de protection, découvrez quelles données vous concernant existent en ligne, utilisez le VPN pour protéger votre localisation. Pour en savoir plus de conseils, cliquez ici.

5. Évaluez votre sécurité personnelle : y a-t-il un lien personnel avec l'abus ? Existe-t-il des menaces directes et spécifiques ? Que savent vos harceleurs à votre sujet (par exemple, votre adresse) ?

6. Parlez et obtenez du soutien : Ne restez pas seule. Parlez-en à vos amis, votre famille, vos collègues, votre syndicat. Si le harcèlement intervient dans le cadre de votre travail, faites-le savoir à votre employeur, qui peut vous fournir un soutien psychologique ou un conseil juridique ( partagez vos documents, expliquez l'impact sur votre vie, utilisez les ressources du DART Center pour qualifier votre psychisme, soyez précise dans vos demandes).

7. Exigez une action de votre gouvernement. Écrivez à vos représentants élus au niveau fédéral/étatique pour exiger des réglementations plus strictes qui obligent les réseaux sociaux comme Facebook , Twitter et Instagram à agir rapidement pour supprimer les contenus intimidants et harcelants de leurs plateformes en ligne.

8. Exigez une réaction des magnats des réseaux sociaux. Envoyez un message au PDG de Facebook/Instagram, Mark Zuckerberg, demandant à son entreprise de mieux protéger les femmes contre les brimades et le harcèlement sexuel en ligne : https://www.facebook.com/zuck. Taguez le PDG de Twitter Jack Dorsey @jack ou envoyez-lui un MP pour lui demander de mieux protéger les femmes contre l'intimidation et le harcèlement sexuel en ligne. twitter.com/jack

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