Congo-Kinshasa: Vital Kamerhe pourrait être évacué à l'étranger !

C'est ce mardi 24 novembre 2020, que le vice-ministre de la Justice, Bernard Takahiche, saisi par le directeur de la prison centrale de Makala, a fait le déplacement du centre hospitalier où est admis aux soins Vital Kamerhe, respectivement président national de l'Union pour la Nation Congolaise (UNC) et directeur de cabinet empêché du Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, pour s'enquérir de la situation liée à l'état de santé de ce dernier.

Arrivé sur le lieu, le vice-ministre de la Justice a vite réalisé que la situation à laquelle se trouve actuellement Vital Kamerhe n'est pas très confortable, d'où il a affirmé devant la presse la possibilité d'une évacuation à l'étranger pour une prise en charge sanitaire adéquate en vertu de la nécessité.

«Nous allons devoir étudier avec les Services pour voir dans la mesure du possible comment est-ce que nous pouvons opérer comme choix par rapport à une officine qui peut le prendre suffisamment en charge, et s'il y aura peut-être nécessité de le faire évacuer on n'hésitera pas compte tenu de son état de santé», a déclaré Bernard Takahiche, Vice-ministre de la Justice.

Condamné à 20 ans des travaux forcés à la prison centrale de Makala par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, le président national de l'UNC et principal partenaire de Félix Tshisekedi dans la création de la coalition CACH, Vital Kamerhe connait des sérieux problèmes de santé depuis son incarcération à ce centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (CPRK), depuis le mois d'avril dernier.

Le plus récent et qui a retenu la particulière attention du Vice-ministre de la Justice, c'est le malaise qu'avait fait Vital Kamerhe dans la matinée de ce lundi 23 novembre. Des sources mieux informées à ce sujet renseignent que le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi serait placé sous assistance respiratoire.

Vivement un suivi médical approprié

Très préoccupé par cette nouvelle, du côté de sa famille politique l'on ne ferme plus l'œil, craignant le pire. Quoiqu'ils continuent à clamer l'innocence de leur leader dans le prétendu détournement de fonds destinés à l'exécution du programme d'urgence dit de 100 jours du chef de l'Etat dans son volet infrastructure, les militants de l'Union pour la Nation Congolaise plaident également pour un "suivi médical approprié et même permanent".

Aimé Boji Sangara, Secrétaire général ad intérim de cette formation politique chère à celui que l'on surnomme affectueusement le "Pacificateur", qui a confirmé l'information dans son communiqué du 23 novembre dernier, a appelé tous les membres de l'UNC à demeurer dans l'état de prière.

Pour la petite histoire, Vital Kamerhe a été condamné au premier degré par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe à 20 ans des travaux forcés pour détournement des fonds alloués au programme d'urgence du chef de l'Etat. Cette même peine a été retenue contre le libanais Sammih Jammal, qui était censé exécuter les travaux relatifs à la construction de 1.500 maisons préfabriquées dans quelques provinces de la République démocratique du Congo.

Pas satisfait de ce jugement, le collectif des avocats de Vital Kamerhe ont interjeté appel pour obtenir l'annulation pure et simple de ce jugement rendu par la première instance, car entaché de plusieurs irrégularités.

Faisant d'une pierre deux coups, les avocats conseil de Vital Kamerhe sont aussi dans la procédure d'obtenir une mise en liberté provisoire pour leur client. Au stade actuel, ils sont à leur neuvième tentative de demande de sa mise en liberté provisoire. Notons cependant, que l'état de santé précaire du Dircab de Félix Tshisekedi fait partie des leitmotivs qui poussent ses avocats à ne pas lâcher prise.

Plus de: La Prospérité

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