Sénégal: La zone militaire 7 honore 230 blessés et invalides de guerre

Thiès — La zone militaire 7 a rendu hommage à 230 militaires blessés et invalides de guerre, à l'occasion de la célébration de la première édition de la Journée de solidarité des forces armées, a constaté l'APS, mardi, à Thiès (ouest).

Les blessés honorés à l'occasion de cette célébration sont venus des régions de Diourbel (centre) et de Thiès, qui constituent cette zone militaire.

Des militaires invalides, encore en activité ou à la retraite, des veuves de soldats et des commandants d'écoles militaires ont pris part à la Journée de solidarité des forces armées. L'Association des anciens militaires invalides du Sénégal (ANAMIS) y était également représentée.

"La zone militaire 7 est la plus concernée par la célébration de cette journée, après Dakar, puisqu'elle concentre 230 grands blessés et invalides de guerre, avec 215 pour la région de Thiès et 15 pour la région de Diourbel", a souligné, dans une allocution, le colonel Boubacar Koïta, commandant de ladite circonscription militaire.

"Fraternité et solidarité dans les armées : hommage aux blessés et invalides militaires" est le thème des activités qui se sont déroulées durant la Journée de solidarité des forces armées, célébrée dans toutes les zones militaires du pays.

Une "occasion pour le commandement d'écouter, d'assister et de conseiller [les] frères d'armes", a dit le colonel Koïta, parlant des invalides et blessés de guerre.

Il a fait part de sa compassion à l'égard de tous les militaires blessés ou malades durant l'exercice de leurs fonctions, estimant qu'ils "luttent courageusement pour guérir de leurs blessures ou de leur maladie".

Les militaires tissent des liens solides, qui "transcendent les niveaux hiérarchiques", a souligné le colonel Boubacar Koïta, rappelant que la notion de fraternité, l'une des composantes du thème de la célébration de la Journée de solidarité des forces armées, est enseignée aux militaires sénégalais lors de leur formation à Dakar-Bango (nord), dans les écoles militaires, les états-majors, comme lors des opérations intérieures ou extérieures.

Dans un discours formulé comme un hymne aux armées sénégalaises, une "communauté humaine vivante et unie dans la discipline et la fraternité d'armes", il a loué le mérite des invalides de guerre, auxquels les Sénégalais doivent "respect et considération".

La vie militaire "n'est pas aisée", elle "exige un don de soi, qui peut aller jusqu'au sacrifice suprême", a dit Boubacar Koïta, invitant les invalides et blessés de guerre à être "fiers" d'avoir servi leur pays "avec courage et abnégation".

Il juge "légitime" que les militaires blessés "bénéficient (... ) du soutien des armées et des plus hautes autorités" du pays. "Il est temps qu'il y ait une véritable chaîne de solidarité qui se développe autour du blessé et du malade", au sein des armées, a-t-il plaidé.

Cette solidarité doit être entretenue par tout le monde, dont l'unité d'appartenance des blessés et invalides de guerre, les services de santé des armées, la cellule d'aide psychologique des blessés et le commandement militaire, selon le patron de la zone militaire 7. Il dit être convaincu que le commandement en a fait une priorité.

"Je suis persuadé qu'avec cette journée, dont la célébration est désormais inscrite dans le calendrier [des armées], il y aura une amélioration progressive des conditions de vie de nos blessés et invalides de guerre", a assuré le colonel Koïta.

Les armées se mobiliseront pour fournir une assistance aux "blessés physiques et psychiques, ainsi qu'à leur famille", a-t-il ajouté.

La zone militaire 7 va remettre 60 millions de francs CFA aux blessés et invalides de guerre, selon son chef. Il s'agit de "dons", qui leur seront remis par chèques.

Les membres de l'ANAMIS recevront 17,5 millions de francs CFA, les blessés de guerre en activité près de 22,5 millions, les blessés et mutilés de guerre en activité 7,5 millions, et les rangers 12,5 millions, a détaillé le colonel Boubacar Koïta.

La célébration de la Journée de solidarité des forces armées a démarré par une cérémonie de levée du drapeau national.

La discussion sous forme de questions-réponses, entre le commandant de zone militaire et les blessés et invalides de guerre, a été l'un des temps forts de cette célébration. Elle portait sur la prise en charge médicale des soldats blessés.

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