Congo-Brazzaville: Nord Congo - Les habitants des localités inondées exposés aux maladies hydriques

Les eaux souillées qui gagnent en hauteur du fait des inondations, dans la zone septentrionale du pays, peuvent être un facteur de propagation de certaines maladies. L'état d'urgence humanitaire décrété le 3 novembre tient compte du renforcement de la surveillance épidémiologique en cette période de pandémie de covid-19.

Depuis plusieurs semaines, des villages des départements des Plateaux, de la Sangha et de la Likouala sont sous les eaux. La rivière Oubangui a en effet atteint un record de hauteur avec pour conséquences l'inondation totale et partielle de plus de cent localités, plus 87 000 personnes affectées, dont certaines sont sans abris. L'on note également l'inondation des plantations aggravant l'insécurité alimentaire... Autant de désastres mentionnés par le rapport de la mission conjointe gouvernement et agences des Nations unies du mois passé.

Risque de propagation des maladies

Les crues des principaux affluents du fleuve-Congo ou des autres rivières qui traversent les localités inondées emportent des déchets en ruisselant et affectent les ruisseaux où s'approvisionnent les populations en eau devenue impropre à la consommation. Ainsi s'accroit le risque de contamination et de propagation des maladies hydriques telles le choléra, la dysenterie, les diarrhées et d'autres pathologies.

Surveillance épidémiologique

En cette période d'état d'urgence sanitaire du fait de la covid-19, la surveillance épidémiologique est le maître-mot. Elle est renforcée pour circonscrire la pandémie. La surveillance est élargie dans certaines localités frontalières de la République démocratique du Congo en vue de prévenir des cas d'Ebola. Cette surveillance épidémiologique devrait être renforcée dans les départements touchés par les inondations afin d'anticiper les maladies hydriques.

Après que l'état d'urgence humanitaire ait été décrété, le Programme alimentaire mondial a débloqué plus 500 millions FCFA pour organiser une première assistance, à la fois en vivres et en transferts monétaires auprès de 35000 personnes affectées.

L'aspect sanitaire de l'assistance humanitaire et sociale mérite une attention particulière étant donné que les inondations peuvent causer le dysfonctionnement des services de santé dans ces localités tout comme bien d'autres services sociaux de base.

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