Madagascar: RFC à l'université - Hommage aux nationalistes à travers le film "Tabataba"

Tabataba, un film qui a fait couler les larmes des sensibles.

« Tabataba » de Raymond Rajaonarivelo, un film légendaire historique réalisé en 1988, a été projeté au local d'ADMC-CRAM à l'Université d'Antananarivo hier à 14 heures.

En effet, le film se déroule vers la fin de l'année 1946 pendant laquelle couvent les événements de 1947. L'arrivée d'un leader du parti MDRM pour annoncer la tenue des élections a tout fait basculer. Créé à Paris en février 1946, par Raseta, Ravoahangy et Rabemananjara, le MDRM connaît un succès dans toute l'île. Ce parti est conscient qu'il faut incarner la nation malgache. À part les élections de 1946 qui provoquent des tensions entre les deux principaux antagonistes, notamment, les nationalistes et les pro-coloniaux, une division s'installe entre les nationalistes eux-mêmes. Une partie de la population pense que les élections permettent l'accession à l'indépendance, alors que l'autre estime qu'il faut prendre les armes pour s'affranchir de la domination des Français colonisateurs.

La deuxième moitié de l'année 1940 est une période dure pour Madagascar, la Seconde Guerre mondiale a affaibli la Métropole. Par conséquent, comme tous les territoires d'Outre Mer, les répercussions sont lourdes. À part l'office du riz et le marché noir, l'insurrection de 1947 est un événement marquant de l'histoire de la Grande Ile. Une année durant laquelle la population malgache a souffert. Après l'insurrection vient la réaction des colonisateurs. Ceci est marqué par un cortège d'arrestations. Une démonstration de force pour mater les insurgés. En novembre 1948, l'administration coloniale prétend avoir neutralisé « les rebelles ». Bon nombre de nationalistes sont arrêtés, la presse muselée, le MDRM dissout. La terreur règne dans toute l'Île.

Néanmoins, le film de Raymond Rajaonarivelo n'a pas évoqué que les évènements de mars 1947 ne sont pas aussi bien connus qu'on le pense. Bon nombre de Zones d'ombre subsistent sur ce qui s'est passé, et à propos des autres régions de Madagascar qui ne connaissaient aucune manifestation. C'est ce qu'on appelle une insurrection tuée dans l'œuf.

Plus de: Midi Madagasikara

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