Togo: Kokoroko accuse et brandit la menace de sanctions disciplinaires et de poursuites

26 Novembre 2020

Dans une lettre aux Directeurs régionaux de l'éducation, chefs d'inspection de l'éducation nationale, chefs d'établissement et centres de formation professionnelle, avec pour objet, « Rappel des dispositions du statut particulier du cadre des fonctionnaires de l'enseignement en matière de grève », le ministre des enseignements primaire et secondaire, technique et de l'Artisanat, Prof Dodi Kokoroko n'y est pas allé par quatre chemin pour formuler ses accusations et menaces vis-à-vis de tout ce beau monde précité.

« Celles et ceux d'entre vous qui se rendraient coupables de tels comportements indélicats s'exposent à des sanctions disciplinaires, en dehors des poursuites judiciaires », ce sont là des mots inscrits dans le document dont copie nous est parvenu, et qui fait allusion une certaine obstruction à l'usage du droit de travail.

Le ministre invite donc les Directeurs régionaux de l'éducation, chefs d'inspection de l'éducation nationale, chefs d'établissement et centres de formation professionnelle, « à faire preuve de responsabilité devant (leurs) charges et à proscrire tout comportement contraire aux dispositions du statut général de fonction publique en général, et du statut particulier du cadre des fonctionnaires de l'enseignement en particulier ».

Pour arriver à ces instructions auxquelles Dodji Kokoroko dit attacher du prix au respect, le membre du gouvernement dit avoir constaté que les dispositions contenues dans le décret de Statut particulier des fonctionnaires de l'enseignement adopté en 2018, « sont encore méconnues de la plupart des collègues enseignants, et plus grave encore, de certains chefs d'établissements ».

En effet, poursuit-il, « il est relevé que certains chefs d'établissements scolaires, voire des inspecteurs, ont été les principaux instigateurs des récents mouvements de grève qui ont perturbé, à certains endroits du pays, le déroulement normal des activités pédagogiques ».

Il informe que « ces manquements graves, contraires aux dispositions des articles 83, 84 et 85 du décret n°2018-130/PR du 28 août 2018 portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de l'enseignement, ne peuvent être tolérés ».

Au passage, M. Kokoroko rappelle que « l'article 83 du décret susmentionné dispose qu'aucun enseignant ne doit contraindre ses collègues à suivre un mot d'ordre de grève ou un mouvement de débrayage ni utiliser les élèves comme bouclier pour faire aboutir les revendications de quelque nature que ce soit » et aussi, l'article 85 qui précise qu' « en cas de grève, le chef d'établissement ou de centre de formation ne dot fermer ni l'établissement ni les salles de classe ou ateliers aux enseignants et formateurs non-grévistes pour l'accomplissement de leurs tâches ».

Il en appelle dorénavant à signaler toute obstruction à l'usage du droit de travail à la hiérarchie.

Plus de: Télégramme228

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