Cameroun: Maintien de la paix - Journalistes et policiers en synergie

Les forces de maintien de l'ordre ont eu un échange avec les médias de la région, le 21 septembre dernier au foyer du GMI de Bertoua.

La police a décidé en cette période électorale, de créer une plate forme d'échanges entre les forces du maintien de l'ordre et les journalistes de la région de l'Est. Ce, pour une meilleure compréhension des rôles des uns et des autres pour une synergie d'actions car, selon l'un des responsables du GMI, les périodes électorales sont souvent sensibles. Pour une élection apaisée, il est donc important pour les journalistes sur le terrain de savoir, ce qu'il faut ou ne faut pas faire devant différentes situations.

Pendant près de quatre heures d'horloge, journalistes et forces du maintien de l'ordre ont donc eu des échanges qui portaient sur des thèmes bien spécifiques. Les deux premiers, présentés par le Commissaire de police Ayi, commandant d'appui et soutien au GMI de Bertoua, expliquaient le rôle et les responsabilités des forces du maintien de l'ordre dans le code électoral et l'importance des relations constructives avec les médias.

«Les éléments des forces de maintien de l'ordre, conformément à la loi, doivent s'inscrire sur les liste électorales et se rendre dans un bureau de vote pour accomplir leur devoir en tant que citoyens. Ils ont pour rôle d'assurer le maintien de la paix avant, pendant et après les élections.

Ceux ci doivent encadrer, sécuriser les populations lors des meetings. En somme, selon le code électoral, le rôle des FMO consiste à assister de manière préventive et dissuasive au bon déroulement du scrutin, avant et après » a-t-il déclaré.

« Les FMO assurent la paix sociale pendant que les journalistes jouent le rôle d'arbitre en période électorale en préservant la paix, l'intégrité territoriale et l'unité nationale » a-t-il poursuivit. Les FMO et les journalistes, ayant au-dessus d'eux les valeurs nationales doivent pouvoir collaborer. Et pour une bonne collaboration, il faut éviter la dérive partisane.

D'autres sujets tels que le plan d'action de l'ONU sur la sécurité des journalistes, la question de l'impunité et la résolution S/RES/2222 des Nations unies sur la sécurité des journalistes ont également été mis sur la table. La séance de travail s'est achevée par des exercices pratiques qui mettaient en scène des jeunes grévistes face à la police et des journalistes venus filmer la scène.

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