Afrique: Violences faites aux femmes - Les gouvernements invités à éradiquer le fléau

Célébrée le 25 novembre de chaque année, la journée internationale de lutte contre les violences à l'égard des femmes offre l'occasion d'interpeller les pouvoirs publics et d'autres acteurs sur la nécessité de mettre un terme à cette situation déplorable.

« Financez, intervenez, prévenez et collectez », c'est le thème de l'édition 2020 de cette journée.

« Rien que l'année dernière, environ deux millions de femmes et de filles ont subi des violences sexuelles ou physiques de la part de leur partenaire. Et cette année, le nombre de cas dénoncés a explosé. Ce qui témoigne l'augmentation préoccupante de la violence domestique, de la cyber intimidation, du mariage d'enfants, du harcèlement sexuel et de violence sexuelle », a déclaré, la directrice exécutive d'ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, exhortant les gouvernements à mettre sur pied une politique efficace.

Pour elle, si tous les dirigeants du monde, les chefs d'État et de gouvernement consacraient leurs efforts à cette lutte et que si les personnels de première ligne, notamment les procureurs, les juges et les policiers travaillaient de manière concertée pour sauver la vie de tant de femmes et de filles, comme les personnels soignants le font pour les malades, les actes de violence devraient diminuer. « Si la volonté existe, il y a moyen de mettre fin à la violence à l'égard des femmes », a renchéri la directrice exécutive de l'ONU femmes.

Le droit d'accès des femmes à la justice une nécessité pour renforcer la lutte

Donnant les pistes de solution pour faire face au fléau, la directrice exécutive de l'ONU femme a souligné que pour mettre fin aux violences commises par les hommes à l'encontre des femmes, il est important qu'elles aient pleinement accès à la justice. Parce qu'elles ont le droit de voir les auteurs des abus qu'elles subissent être traduits en justice et de bénéficier d'une véritable politique de prévention à même de freiner ces crimes. Parce que, l'une des raisons pour lesquelles seule une minorité de femmes ose dénoncer les graves atteintes est le manque de confiance dans le système judiciaire et dans les réponses apportées à leurs doléances.

« Le virage doit être amorcé très en amont, dans les facultés de droit et les académies de police qui doivent enseigner à leurs élèves à reconnaître les abus, à être attentifs à la discrimination et à réagir. C'est ainsi que l'on pourra remédier à l'impunité. Il convient donc de mettre en place des cadres juridiques et des politiques solides », a signifié l'ONU femmes.

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