Congo-Kinshasa: Consultations présidentielles

Le FCC pourra dialoguer seulement dans un cadre institutionnel.

Le Front commun pour le Congo (FCC), majoritaire au Parlement, réaffirme sa disponibilité à dialoguer avec le président de la République. Mais cela devrait se faire dans le cadre des structures et mécanismes prévus par l'accord de coalition majoritaire constituée à l'issue des élections de décembre 2018.

Les rideaux sont tombés, le 25 novembre, sur les consultations des forces politiques et sociales initiées par le chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi. Prévue initialement la veille, la clôture a été repoussée d'un jour, juste pour permettre aux regroupements politiques membres du FCC, qui en ont manifesté le désir, d'être reçus par la président de la République. Peter Kazadi, un des cadres du Cap pour le changement (Cach), avait donné toutes les assurances selon lesquelles la délégation des « kabilistes » à qui l'invitation avait été lancée allait être reçue en dernier ressort par le chef de l'Etat. L'attente a été longue. Jusque tard dans la soirée, aucune trace des membres du FCC n'a été aperçue sur le site du Palais de la nation.

En fin de compte, il sera rapporté que le FCC avait décliné l'invitation. Le bureau politique de cette plate-forme qui, entre-temps, s'était réuni pour discuter de la suite à réserver à cette invitation, a conclu à la non-participation du FCC aux consultations présidentielles. Et les arguments n'ont pas manqué pour soutenir sa position. « Les présidents des regroupements notent que lesdites invitations sont adressées aux regroupements en lieu et place du FCC qui est la famille politique partenaire, partie de l'accord de coalition », peut-on lire dans la lettre adressée au président de la République en guise de réponse aux invitations « non signées et non scellées » émanant du protocole d'Etat.

Tout en déclinant l'invitation aux consultations, le FCC s'est dit néanmoins prêt pour un dialogue devant se tenir dans un cadre institutionnel. « Les regroupements politiques membres du FCC tiennent, en outre, à s'assurer que toute recherche de solution à la crise invoquée par votre autorité se fera conformément à la Constitution et aux lois de la République dont vous êtes le garant », fait observer le FCC dans sa correspondance. Et d'ajouter : « Dès lors, considérant les résultats des dernières élections générales du 30 décembre 2018, ce dialogue ne pourrait se faire utilement que dans le cadre des structures et mécanismes prévus par l'accord de coalition majoritaire constituées à l'issue des desdites élections ».

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