Congo-Kinshasa: Le BCNUDH outille un groupe de jeunes défensseurs des droits de l'homme sur la lutte contre les violences sexuelles

Un groupe de jeunes congolais défenseurs des droits de l'homme a bénéficié hier, jeudi 26 novembre 2020, d'une formation sur la lutte contre les violences sexuelles. C'est dans le cadre de "Jeudi Académique" qui est une nouvelle initiative du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme qui vise à bâtir des capacités des jeunes congolais en défense des droits de l'homme.

Thème choisi : "Covid-19 et violences basées sur le genre". Cette formation s'inscrit également dans le cadre d'assurer la rélève dans la noble lutte de la société civile congolaise pour le respect et la défense des droits de l'homme en RD.Congo.

Lancé par M. Abdoul Aziz, Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme en Republique démocratique du Congo, cet atelier de formation des jeunes défenseurs des droits de l'homme coincide avec le démarrage de 16 jours d'activisme contre les violences faites à la femmes et la célébration de 72 ans de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

En effet, M. Abdoul Aziz a salué l'engagement de ces jeunes congolais déterminés de se faire une place dans la grande famille de défenseurs des droits de l'homme en RDC. Voilà pourquoi, la question des violences sexuelles faites aux femmes a été au centre des assises du faite que cette question (violences sexuelles) continue à constituer un phénomène inquiétant et une pratique avilissante pour la dignité humaine. Elles sont également le reflet de la discrimination à l'égard de la femme. D'où, il est extrêmement important, pour le BCNUDH, que l'on puisse travailler sur les programmes qui permettent à la génération actuelle, qui n'a connu que les violences ( surtout celle de l'Est de la RDC), de se libérer de ces traumatismes. C'est dire qu'il faille peaufiner des stratégies plausibles pour lutter contre les violences sexuelles qui vexent des milliers de familles en RDC.

Pour ce faire, Me Charles Mushizi, Avocat de son Etat, est intervenu sur "la lutte contre les violences sexuelles : regard sur les lois de 2006". Pour lui, en 2006, en matière de répression des violences sexuelles, le législateur congolais, inspiré par les réformes intervenues au niveau international et régional, a essayé d'étoffer la liste d'incriminations qui était prévue avant 2006. Mais, aussi, de leur affecté des pénalités beaucoup plus lourdes. 14 ans plus tard, Me Charles Mushizi a souligné que l'on est resté qu'à une simple répression. Or, pour lui, il a fallu qu'au-delà de la justice rendue, qu'il y ait une réparation des victimes ainsi que le vouloir vivre sociétal entre la victime et le prédateur. C'est dire qu'il s'avère que la question de réparation des victimes des violences sexuelles demeure chimérique dans la justice congolaise. Une réflexion prospective réformiste sur la réparation des victimes des violences sexuelles a été au centre d'un échange avec ces jeunes défenseurs des droits de l'homme qui sont appelés à avoir une connaissance approfondie sur les réformes des certaines lois.

L'aspect culturel a été également abordé du fait qu'il existe certaines coutumes qui font fi aux violences sexuelles sous pretexte de l'arrangement à l'amiable.

De son côté, Me Claude Kaniekete de l'ONG NDJF, a échangé avec ces jeunes sur les ralités et pratiques de terrain dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles. Et, enfin, Mme Charlotte Songue du BCNUDH s'est présentée la stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles et la contribution du BCNUDH en RDC. Une occasion pour ces jeunes défenseurs des droits de l'homme d'avoir un aperçu sur ce qu'ils doivent élaborer comme projet de terrain en vue de respecter et faire respecter les droits de l'homme. Car, la jeunesse constitue le fer de lance du développement d'un pays.

Plus de: La Prospérité

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