Ile Maurice: Droits d'auteur - La MASA cherche directeur désespérément

27 Novembre 2020

Nouvel essai. La Mauritius Society of Authors (MASA) se lance une fois de plus dans la chasse au directeur sous contrat. Un nouvel appel à candidatures a été lancé le lundi 23 novembre. Alors que la perle rare tarde à se manifester, ce n'est pas la première fois que la MASA cherche à installer un directeur contractuel pour remplacer Gérard Louise, président suspendu depuis 2011 dans une affaire liée au piratage. Son cas est toujours devant les tribunaux.

En attendant, la MASA qui a changé de président du conseil d'administration quatre fois (Meera Mohun, Julien George, Michael Veeraragoo et actuellement le producteur et artiste Gérard Louis) n'a pas abandonné l'idée de trouver un directeur sous contrat pour une durée initiale d'un an. Pour augmenter ses chances de réussite, le board de la MASA a encore une fois modifié certains critères. L'âge limite pour postuler a été fixé à 60 ans.

En 2019 déjà, un premier appel à candidatures n'avait pas été concluant. Des sources indiquent qu'aucun postulant ne s'est manifesté pour ce salaire mensuel de Rs 95 000. «La MASA a besoin d'un directeur. Bizin ena enn sef», indique Gérard Louis. «Le board décide ce qu'il faut faire. C'est un directeur qui met en oeuvre les décisions.»

Dans la foulée, la société des droits d'auteur a fixé la tenue de sa prochaine assemblée générale au 13 décembre. Parmi les items à l'agenda : le paiement d'une tranche de royalties, tranche attendue par les artistes avec impatience. Il s'agit de la première tranche de royalties post-Covid-19. Elle devrait aussi inclure des paiements qui n'ont pu être effectués précédemment. La grande question : quelle est la somme totale de royalties qui sera distribuée aux artistes locaux ?

Selon le président de la MASA, des instructions ont été données pour «travailler les chiffres de sorte que les membres soient satisfaits». Mais il affirme que c'est encore trop tôt pour citer un chiffre. «Le personnel fait même des heures supplémentaires pour assurer cette distribution.»

Lors des temps durs, à cause du confinement, la MASA a décaissé une aide pour ses membres à part entière. Une aide versée pendant deux mois : juillet et août. «Cela a eu un impact positif.» Mais Gérard Louis souligne : «À la MASA, il n'y a pas de fonds prévus pour ce type de situation depuis longtemps. Bizin trasé, trouvé kouma pou fer pou ed bann manb. Faute de ressources, on ne pouvait pas continuer à verser cette aide.» Cela fait trois mois qu'il occupe la présidence de la MASA.

Quels sont les projets déjà initiés ? «Je veux que chaque membre qui vient me voir avec des doléances reparte avec le sourire. C'est le cas. Pena personn pe kritike pou le moman», souligne Gérard Louis. «Je suis moi-même artiste. Je cherche toujours des solutions.» Pour ce qui est du combat contre le piratage, une rencontre a déjà eu lieu avec l'unité anti-piratage. D'autres rencontres sont à venir. «Je rencontre aussi le personnel sur une base individuelle, pour savoir pourquoi la MASA stagne.»

Situation des artistes Gérard Louis: «Éna artis pé res deryer mem»

En mai dernier, le ministère des Arts et du patrimoine culturel a initié un plan d'action post-Covid-19 pour venir en aide aux artistes durement touchés par la pandémie. La formule : des prestations enregistrées sans public qui devaient être relayées par la télévision nationale et les plateformes en ligne. Le plan devait durer six mois, de juin à décembre. Si le public n'a pas encore vu ces prestations de 30 minutes, Gérard Louis, qui s'exprime comme producteur constate : «Actuellement, il y a ceux que l'on voit partout. Mais il y a aussi d'autres artistes 'ki pé res deryer mem'.» Gérard Louis figure sur la liste des artistes retenus par le ministère des Arts et du patrimoine culturel pour ces prestations sans public.

Plus de: L'Express

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