Tunisie: Les journalistes exigent l'application de la convention collective

communiqué de presse

Depuis le lundi 23 novembre, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) organise différents mouvements de protestation dans les rédactions du pays, appelant les journalistes des médias publics et privés à porter un brassard rouge jusqu'à ce jeudi 26 novembre, décrété « jour de colère ». La raison : la non publication au Journal officiel de la Convention collective des journalistes, signée officiellement... le 9 janvier 2019.

Cet accord est le résultat de longues années de négociations entre le SNJT et les employeurs du secteur et il comprend des avancées essentielles pour la profession : régulation des médias en Tunisie, droits des journalistes renforcés, salaire minimum assuré (1.400 dinars brut) et primes officialisées, heures de travail hebdomadaires encadrées (40 heures par semaine), congés payés réglementés (entre 30 et 40 jours) et couverture sociale généralisée pour tous les journalistes.

« En plus de ces mesures fortes, détaille le SNJT, nous demandons également le paiement des salaires des salariés des médias confisqués et la régularisation des plus précaires des médias publics. Compte tenu de l'inaction du gouvernement et de son refus de publier notre Convention collective au Journal officiel, nous avons décidé d'appeler à une grève dans les médias le jeudi 10 décembre, lors de la Journée internationale des droits de l'Homme. Nous ne pouvons accepter plus longtemps ce refus de la part du gouvernement d'assumer ses responsabilités. »

Le president du SNJT, Mohamed Yassine Jelassi, a dit : « Le syndicat mène des actions de protestation pour revendiquer la protection des droits professionnels, économiques et sociaux des journalistes et le droit à une information libre, pluraliste et démocratique, en dehors de toute pression politique et financière. Le gouvernement de Mechichi a atteint une étape dangereuse dans sa relation avec les journalistes non seulement avec ses engagements mais également avec la violation flagrante de la Constitution lorsqu'il ne respecte pas la décision judiciaire de publication de l'accord -cadre des journalistes dans le journal officiel »

Le Secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger a déclaré : « J'exige du gouvernement tunisien qu'il mette tout en œuvre pour que cet Convention collective soit mis en place immédiatement. Si les journalistes ont des devoirs, ils ont aussi des droits, précisés dans ce texte. C'est la qualité de l'information qui est en jeu et, par extension, la démocratie.»

Nous invitons les syndicats à envoyer des messages de solidarité au SNJT pour soutenir leurs revendications à l'adresse suivante: fahem.snjt@gmail.com

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