Sénégal: Accroissement des violences domestiques à l'égard des femmes - Covid-19, une pandémie fantôme

27 Novembre 2020

Depuis l'apparition de la Covid-19, les données et les rapports provenant de ceux évoluant en première ligne montrent que tous les types de violence contre les femmes et les filles, et surtout la violence domestique, se sont accrus.

Selon l'ONU, «c'est la pandémie parallèle qui se développe pendant la crise de la Covid-19, et nous avons besoin d'un effort collectif mondial pour l'arrêter. À mesure que les cas de Covid-19 continuent de mettre les soins de santé à rude épreuve, les services essentiels tels que les abris contre la violence domestique et l'assistance téléphonique ont atteint leur capacité maximale.

Davantage doit être fait pour donner la priorité à la lutte contre la violence perpétrée à l'encontre des femmes dans la riposte contre la Covid-19 et les efforts de relèvement», insiste l'ONU, précisant qu'ONU Femmes fournit des informations actualisées et apporte un appui aux programmes vitaux visant à «lutter contre la pandémie fantôme de la violence contre les femmes pendant la Covid-19».

Et de souligner : «À mesure que les pays mettaient en œuvre des mesures de confinement pour arrêter la propagation du coronavirus, la violence à l'égard des femmes, surtout celle se produisant à domicile, s'est amplifiée - dans certains pays, les appels aux lignes d'assistance ont été multipliés par cinq».

C'est pourquoi, «la campagne Tous UNiS, d'ici à 2030, pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes du Secrétaire général des Nations Unies marque les 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes (du 25 novembre au 10 décembre 2020) sur le thème global «Orangez le monde : Financez, intervenez, prévenez, collectez ! ».

Par ailleurs, «la campagne Génération Égalité d'ONU Femmes est en train d'amplifier l'appel lancé en faveur d'une action mondiale qui vise à combler les manques en matière de financement, d'assurer la fourniture des services essentiels aux survivantes de la violence pendant la crise de la Covid-19, de concentrer les efforts sur la prévention et de recueillir des données qui sont capables d'améliorer des services d'aide vitale aux femmes et aux filles». Mieux, pendant la période des 16 jours d'activisme, ONU Femmes tend le micro à des victimes, des activistes et des partenaires de l'ONU actifs sur le terrain, pour qu'ils racontent ce qui s'est passé après l'apparition de la Covid-19.

HISTORIQUE...

La journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes est célébrée, chaque année, le 25 novembre et soutenue par l'Organisation des Nations unies (ONU). Mais la date du 25 novembre est récente. Cette célébration, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour source un événement particulier, l'assassinat, le 25 novembre 1960, de trois sœurs Mirabal, militantes politiques en République dominicaine, «commandité par le dictateur Rafael Trujillo». Une principale raison qui a conduit la République dominicaine à proposer cette journée de lutte contre la violence faite aux femmes.

Et, en 1993, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté la Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes4, qui a défini le terme «violence à l'égard des femmes» : «tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée».

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