Congo-Brazzaville: Réactions contrastées après la concertation en vue de la présidentielle

Les acteurs politiques et ceux de la société civile se sont retrouvés en concertation du 25 au 27 novembre à Madingou, dans le sud du Congo, en vue d'apaiser le climat avant la présidentielle de 2021.

Ils ont convenu, entre autres, du maintien de l'usage du bulletin unique et de la tenue d'une révision des listes électorales. Si ces résultats semblent satisfaire le gouvernement, l'opposition pense qu'ils ont plus ou moins été imposés.

Devant environ 150 délégués convoqués à cette concertation, le gouvernement, par la voix de son ministre de l'Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou, a pris l'engagement d'appliquer à la lettre toutes les conclusions.

« Le gouvernement mettra tout en œuvre afin de donner un contenu positif et dynamique à ce qui vient d'être convenu, adéclaré le ministre.

Travaillons ensemble à ce qu'il en soit ainsi. Notre partition sera jouée avec les exigences que commande notre devoir et notre engagement à servir la République. Soyez rassurés mes chers frères. »

Le Ministre Mboulou a notamment souligné qu'il est du devoir des politiques de construire à présent et pour l'avenir, une République apaisée.

« Vous êtes en train de détruire ce que nous avons pu faire ensemble »

Les résultats de la concertation de Madingou ne semblent pas satisfaire l'opposition. Son chef de file Pascal Tsaty Mabiala s'est quelque peu emporté en commentant les travaux en plénières peu avant la publication du communiqué final.

Pour lui, les conclusions ont été rédigées depuis Brazzaville par les organisateurs de la concertation. « Vous êtes en train de détruire ce que nous avons pu faire ensemble », a-t-il tempêté.

À Madingou, il a été également convenu de mettre en place un mécanisme visant à éviter le double emploi entre les listes spéciales des agents de la force publique et les listes électorales générales.

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