Afrique Centrale: Libreville - Plaidoyer pour consolider la CEEAC

L'ambitieux projet d'intégration en Afrique centrale a besoin d'un environnement intérieur apaisé sous-tendu par des partenariats solides à l'international.

Dans son discours de circonstance, le 27 novembre, à Libreville, au Gabon, à l'occasion de sa prise de fonctions en tant que président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale-CEEAC- qui tenait son 18è sommet, le chef de l'Etat congolais a rappelé à ses homologues le devoir de préserver et consolider cet « instrument d'intégration et de coopération régionale ».

Denis Sassou N'Guesso a, dans le même temps, dégagé les priorités de son mandat indiquant qu'au cours de l'année 2021, il œuvrera « au renforcement de la coopération politique entre les Etats membres, à la promotion de la paix et la gouvernance sécuritaire en Afrique centrale ».

Sur cet axe de la coopération politique et sécuritaire, le test pour l'organisation sous-régionale, cette fin d'année, sera sans doute la République centrafricaine.

Ce pays doit en effet tenir l'élection présidentielle et les élections législatives, le 27 décembre, dans un climat rendu incertain par la persistance des violences et des tensions politiques.

Cette situation a incité les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC présents dans la capitale gabonaise à se mobiliser pour que les acteurs centrafricains ne replongent pas leur nation dans le chaos.

C'est sans doute pour mieux porter ce message d'assistance que le président Faustin Archange Touadera en personne était venu à Libreville. Ses pairs ont été attentifs à sa prise de parole.

Par ailleurs, l'un des maillons faibles de l'intégration en zone CEEAC étant l'absence des voies de communication physiques, le nouveau président de la CEEAC souhaite que le projet de l'Institution relatif au renforcement de ses capacités en infrastructures de base prenne « une envergure plus concrète ».

Il s'agit, a-t-il expliqué, de mettre l'accent sur la réalisation des « projets structurants et intégrateurs ». Au nombre de ces projets figurent la construction du pont route- rail sur le fleuve Congo entre Brazzaville et Kinshasa, le prolongement du chemin de fer entre Kinshasa et Ilebo, la construction de la route Ouesso-Bangui-Ndjamena, l'amélioration des conditions de navigation sur le fleuve Congo et ses affluents Oubangui et Sangha.

Après avoir mené à son terme la réforme de l'institution, concrétisée par la création d'une Commission aux pouvoirs renforcés et diversifiés, qui est entrée en fonction, le 1er septembre dernier, les dirigeants de la CEEAC sont attendus sur le terrain.

Les projets intégrateurs évoqués plus haut concrétisant leur volonté d'assurer le « bien-être et l'épanouissement » de leurs populations, il leur faut maintenant établir des ponts avec les potentiels investisseurs et nouer des partenariats avec l'extérieur pour en assurer la mise en œuvre.

Ces indications portent à croire que le mandat du chef de l'Etat congolais ne sera pas de tout repos malgré les contraintes multiples liées à la crise sanitaire et économique, mais aussi, comme il en a fait allusion, à « l'hostilité de certains éléments qui entravent l'essor économique et social » de l'institution.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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