Afrique de l'Ouest: Erosion côtière - Des experts et universitaires réfléchissent sur des mécanismes pour contrôler l'avancée de la mer

27 Novembre 2020

L'érosion côtière constitue une préoccupation majeure pour la plupart des pays ayant une façade maritime. En Côte d'Ivoire, dans les villes littorales : Grand Bassam, Grand-Lahou, Jacqueville et Abidjan, zone densément peuplée où sont implantés plus de 60 % des entreprises ivoiriennes, les risques deviennent de plus en plus inquiétants.

Dans le contexte actuel d'élévation du niveau marin et de dérèglement climatique, il faut réfléchir en amont afin de prévenir les menaces côtières.

C'est dans cette optique que le ministère du Plan et du Développement, et le Bureau national de la prospective et de la veille stratégique (Bnpvs) ont organisé une conférence le vendredi 27 novembre 2020, au Crrae-Umoa au Plateau. Ce, autour du thème : « Erosion côtière et avenir des villes et villages du Littoral de Côte d'Ivoire. »

Plusieurs experts dudit ministère, des universitaires et partenaires au développement ont planché sur la gestion de la lutte contre l'érosion côtière dans nos villes et villages.

Dr Pokou Koffi, secrétaire général du Bnpvs, a indiqué l'objectif et l'enjeu de la rencontre : « l'enjeu est de faire en sorte que l'on puisse contrôler au maximum les avancées de la montée de la mer ».

Selon lui, dans le plan d'étude nationale prospective Côte d'Ivoire 2040, 3 sur 18 scénarios portent sur l'environnement afin de dégager les enjeux nécessaires du phénomène du littoral et son impact qui prend de l'ampleur plus en plus dans le pays.

Dr Yéo Nawa, directeur de cabinet, représentant Kaba Nialé, ministre du plan et du développement, a expliqué la nécessité de la rencontre.

« Cette conférence vise à faire comprendre les enjeux aux acteurs institutionnels. Egalement les éclairer pour leurs prises de décisions sur un phénomène qui met à risque le développement économique et social du pays », a-t-il relevé.

Cependant, il a déploré les affres de l'érosion sur les villes, notamment, Abidjan, Grand-Bassam, Grand-Lahou et Jacqueville. Ces affres qui selon lui, remettent en cause leur développement et fait enregistrer des pertes chiffrées en plusieurs milliards de francs en termes économiques.

Il a toutefois affirmé la volonté du gouvernement ivoirien à accompagner et à consolider ces acquis pour le bonheur de la population en général et en particulier celles des zones côtières.

Des sous-thèmes : « Érosion côtière en Côte d'Ivoire : Bilan, enjeux et défis », «problématique de la résilience côtière en Côte d'Ivoire», ont également permis aux conférenciers de réévaluer les zonages réglementaires réservés aux investissements et à l'urbanisme, en prenant en compte les effets des événements exceptionnels (tempêtes) et de l'érosion.

L'évaluation de leur impact sur le long terme nécessite une analyse approfondie des phénomènes.

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