Sénégal: Adoption du budget 2021 du ministère des collectivités territoriales - Les députés octroient 129 milliards à Oumar Guèye

28 Novembre 2020

L'Assemblée nationale a donné son onction au projet de budget 2021 du ministère des Collectivités territoriales. Oumar Guèye a été doté de 129.183.235.305 francs CFA, en présence du ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération Amadou Hott et celui des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo.

Avec, en prime, une foule d'interpellations sur les problématiques liées au développement des territoires au Sénégal.

Le budget du ministère des Collectivités Territoriales, du Développement et de l'Aménagement des Territoires, dirigé par Oumar Guèye, a été voté avant-hier, jeudi, à l'Assemblée nationale. Il est arrêté à la somme de « 129. 183. 235. 305 FCFA en autorisations d'engagement et à 112. 975. 435. 305 FCFA en crédits de paiement ».

Devant la représentation parlementaire, le ministre Oumar Guèye, par ailleurs porte-parole du gouvernement, a tenu à préciser que son projet de budget est reparti comme suit : « pilotage, gestion et coordination administrative, gouvernance territoriale, cohérence territoriale et financement du développement territorial ».

Par ailleurs, il a annoncé que l'Etat du Sénégal s'est engagé, à travers des conventions avec des partenaires au développement, à verser des contreparties pour la mise en œuvre de ses programmes concourant à l'amélioration des conditions de vie des populations.

Il s'agit, notamment, du Projet de gestion des eaux pluviales et adaptation au changement climatique, du Pacasen et du Projet de relèvement d'urgence et de résilience à Saint Louis.

Au sujet de perspectives pour 2021, le ministre Oumar Guèye dira : « Pour une bonne réussite de la 0décentralisation, le département poursuivra la mise en œuvre de ses programmes en renforçant les dynamiques engagées en termes de construction d'une cohérence territoriale, de lisibilité des échelles de gouvernance, de financement du développement territorial et de pilotage des domaines de prédilection du ministère ».

Quid de la politique d'aménagement des territoriales ? Sur ce point, les députés ont largement intervenu sur la problématique des incohérences territoriales, source de litiges liés à la détermination précise des limites communales.

Selon eux, cette situation découle principalement des impressions des textes sur le découpage administratif au Sénégal.

Pour autant,, ils ont invité le ministre de tutelle à apporter des correctifs nécessaires pour la construction d'espaces territoriaux cohérents et compétitifs.

De même, ils ont interpellé le ministre sur les mesures envisagées pour décongestionner la capitale ainsi que sur les initiatives précises pour concrétiser la décision du Président de la République d'ériger la localité de Keur Massar en département.

PACASEN RURAL : POUR UNE CLARIFICATION DE SA NON-INSCRIPTION DANS LE BUDGET 2021

Par ailleurs, il a été magnifié la création des trois pôles territoires de manière consensuelle, tout comme la requête d'appui du ministère à l'initiative Entente Casamance, en attendant l'opérationnalisation du pôle de développement de cette localité.

Dans la foulée, et en rapport à l'appui au développement local, à ce niveau, la Commission de l'Assemblée a salué les réalisations des agences et programmes qui concourent à la promotion du développement local et qui sont notamment le Programme national de développement local (Pndl), l'Agence de développement municipal (Adm) et l'Agence d'exécution des travaux d'intérêt public contre le sous-emploi (Agetip).

Les membres de la Commission Développement territorial n'ont pas manqué cependant de déplorer les retards notés dans la réalisation d'infrastructures.

Par rapport au Pacasen rural, il a été demandé une clarification sur la non-inscription dans le projet de budget 2021 du département, de crédits représentant la contrepartie de l'État pour son financement.

Les actions menées dans le cadre de l'implémentation de la fonction publique ont été cependant saluées et il a été émis l'idée de son expérimentation à l'échelle de quelques collectivités avant une application générale.

Pour les mécanismes de financement des collectivités territoriales, les députés se sont dits convaincus que la réussite de toute politique de décentralisation repose essentiellement sur des mécanismes de financement efficaces, pour une bonne prise en charge des compétences transférées.

Relativement au paiement du fonds d'appui et de péréquation aux collectivités territoriales, il a été ainsi suggéré au ministre de prendre des mesures idoines, en collaboration avec son collègue en charge des Mines, pour déterminer les années concernées ainsi que les critères de répartition pour le paiement du montant de cinq (5) milliards FCFA annoncé par le Président de la République.

Sur le même ordre idée, il a été demande un appui spécifique aux communes dans le cadre de l'information des centres d'état civil, ainsi que le paiement des indemnités dues aux chefs de villages. Le ministre a aussi été interpellé sur les mesures règlementaires prises concernant les affections des terres du domaine national, la délivrance des autorisations de construire, ainsi que les lotissements qui sont effectués sans l'implication des maires.

REVOIR LES DECOUPAGES POUR REPONDRE AUX GAPS TERRITORIAUX

En réplique aux incohérences territoriales relevées par la représentation parlementaire, le ministre Oumar Guèye a précisé qu'il s'agit d'un problème majeur auquel des réponses appropriées doivent être apportées. Il a ainsi indiqué que les découpages qui ont été effectuées, doivent être nécessairement revus. En ce qui concerne toujours le Pacasen rural, il a précisé que son démarrage est prévu en 2021, conformément au vœu du chef de l'Etat, et des démarches sont entreprises dans ce sens, pour organiser une table ronde avec les partenaires au développement. « Une table ronde sera tenue avec les partenaires au développement pour la mobilisation du financement d'un montant global de 352 milliards FCFA, prévue pour ce programme. C'est à partir de ce moment que la contrepartie de l'Etat pourra être déterminée et son inscription dans le budget se fera à la faveur d'une loi de finance rectificative », a dit le ministère des Collectivités Territoriales, du Développement et de l'Aménagement des Territoires.

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