Congo-Brazzaville: Présidence du patronat congolais - Albert Yuma recalé par le Conseil d'Etat

Un jour après sa réélection à la tête de la Fédération des entreprises du Congo, cette haute cour administrative vient d'annuler cette victoire que le président du Conseil d'administration de la Gécamines a remportée haut la main.

A peine réélu, le 26 novembre, à la tête de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Albert Yuma n'a pas pu savourer cette victoire obtenue haut la main.

Le Conseil d'Etat vient, un jour après, annulé cette élection gagnée la veille et reprendre à Albert Yuma cette victoire, qui n'aura duré que l'espace d'un matin.

La juridiction reproche à cette élection d'Albert Yuma à la tête de la FEC, sa non-conformité aux statuts de cette structure patronale de la République démocratique du Congo (RDC).

Il est, en effet, indiqué qu'un candidat dans la course, Dieudonné Kassembo, s'est plaint auprès de cette haute cour administrative au motif que sa candidature n'aurait pas être prise en compte.

Selon des sources, Albert Yuma a également été accusé d'avoir fait circuler sous table, des enveloppes lourdes en billets verts pour corrompre les administrateurs.

Des conseillers du chef de l'Etat dans l'affaire

Dans une lettre adressée, le 23 novembre, au chef de l'État, Félix Tshisekedi, l'administrateur délégué de la FDC, Kimona Bononge, dénonçait déjà la pression subie par lui, de quelques conseillers de la Présidence de la République, pour obtenir la mise à l'écart de la candidature d'Albert Yuma Mulimbi qui comptait se représenter pour un troisième mandat pour la présidence de cette institution.

« Je suis l'objet, depuis quelques jours, d'intimidations au téléphone ou des invitations de certains de vos conseillers et même des services spéciaux et je dois vous avouer, Excellence Monsieur le président de la République, que je suis inquiet pour mon intégrité physique.

Ceci est tout simplement inacceptable », avait-il dit, s'en remettant au chef de l'État, pour garantir à cette corporation une tenue dans la quiétude des élections.

Maintenant qu'Albert Yuma vient d'être recalé par la justice, l'opinion se souvient de ces plaintes Kimona Bononge selon lesquelles ces « conseillers du chef de l'Etat » ainsi que les « services spéciaux » voulaient voir Dieudonné Kassembo l'emporter lors de ces élections que la FEC se prévoyait d'organiser pour se doter d'un président qui devra conduire à sa destinée pour les trois prochaines années.

C'est ici que cette même opinion exprime sa crainte quant à la politisation de cette décision de justice, tout en se demandant sur la suite des événements tant au niveau de la FEC que des relations entre les différentes parties en présence.

Depuis quinze ans à la tête de la FEC, Albert Yuma a promis aux patrons des entreprises de continuer à œuvrer pour leurs intérêts.

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