Congo-Kinshasa: Félix Tshisekedi appelé à reconfigurer le paysage politique

analyse

Les attentes consécutives aux consultations, elles sont psychologiquement longues, la plupart des congolais étant habités par le sentiment de sortir du système Kabiliste comme l'enthousiasme qui les a gagnés contre la décolonisation et plus tard, contre le mobutisme.

Les deux attentes n'ont pas été à la hauteur des espoirs. Les résultats escomptés et atteints n'ont pas été au rendez-vous.

FATSHI doit en avoir conscience pour que les opportunistes venus surtout de la diaspora et qui mènent aujourd'hui le train de vie des mobutistes et des kabbalistes en Europe tout en occupant des postes stratégiques et prébendaires à la présidence et dans d'autres institutions.

Ils doivent couler, en même temps, que le FCC qui met les bâtons dans les roues afin que les politiques publiques initiées par Fatshi échouent dans tous les domaines. Ce qui ferait un lit ou un boulevard pour le retour de Kabila au pouvoir bien que condamné par la Constitution à rester Sénateur à vie, statut incompatible avec celui de Chef de l'Etat jusqu'à la fin de sa vie.

Pour revenir aux attentes légitimes des congolais, mon observation participante me permet d'affirmer qu'une nouvelle configuration politique qui va envoyer le FCC à l'opposition ou auprès du souverain primaire est inévitable, malgré la pluie de pressions de tout genre que subit le Chef de l'Etat.

L'option des consultations accouchera certainement d'une autre majorité. Le problème est de savoir comment les nouveaux dirigeants vont-ils se distinguer des prédateurs, des corrompus et des affameurs du peuple congolais.

Une chose est de se débarrasser des Kabilistes, une autre est d'éviter que les Tshisekedistes ne se comportent pas comme les mobutistes et les Kabilistes dont la gestion patrimonialiste est restée légendaire.

On ne peut réussir ce défi qu'en impliquant la population dans ce que j'appelle dénonciation positive, en organisant une récompense légale et citoyenne pour ce faire.

La justice est invitée à sévir contre les délinquants en cravate.

Le Chef de l'Etat doit utiliser ses prérogatives constitutionnelles pour rappeler la justice à l'ordre.

Ainsi, le peuple surveille les dirigeants, le Chef de l'Etat donne à cette surveillance une forme contraignante par la justice interposée.

La lutte contre la petite corruption contrairement à celle dirigée contre la grande corruption précitée passe par la correction des inégalités et injustices sociales en faisant promouvoir le Smig notamment, dans tous les secteurs et en luttant contre les écarts salariaux.

Le chemin vers le développement et périlleux mais non impossible.

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