Cote d'Ivoire: Déversements des déchets toxiques / François Kouablan, directeur de cabinet du ministère de l'Environnement - « Les sites ont été effectivement dépollués »

En septembre 2006, la Côte d'Ivoire vivait l'une des pires catastrophes écologiques de son histoire, suite au déversement de déchets toxiques provenant du navire affrété par la société Trafigura, le Probo Koala.

Ce navire vraquier polyvalent a déchargé au port d'Abidjan 581 tonnes de déchets provenant du nettoyage du bateau (un mélange de pétrole, sulfure d'hydrogène, phénols, soude caustique et de composés organiques sulfurés).

Ces derniers, répandus à terre en zone de décharge, provoquent des émanations de gaz mortels. Les conséquences ont provoqué la mort de 17 personnes et provoqué l'intoxication de dizaines de milliers de personnes.

Un projet créé par arrêté n°1300 du 30 octobre 2009, une réponse du gouvernement dans l'optique de mettre en place un cadre institutionnel adéquat pour la gestion des conséquences de la partie environnementale à la suite du déversement, dans la nuit du 19 au 20 août 2006, de 530 m3 de déchets toxiques, provenant du navire Probo Koala, battant pavillon panaméen affrété par la société Trafigura.

Le mercredi 25 novembre dernier, s'est tenu à Abidjan un atelier de clôture dudit projet de dépollution complémentaires des sites de déversement, au cours duquel, le ministère de l'Environnement et du développement durable, par la voix de François Kouablan, directeur de cabinet dudit ministère, a tenu à rassurer que suite audit projet, l'ensemble des sites a été totalement dépollué.

« Votre ardeur au travail nous a permis d'avoir des résultats probants nous permettant d'affirmer que les sites de déversement ont été l'objet de dépollution effective, conformément aux conclusions de l'audit environnemental de l'ONU-Environnement en 2017, confirmées par l'évaluation environnementale d'un Cabinet au niveau national en 2018 », a indiqué M. Kouablan.

Et de confirmer qu' « aucun des sites affectés par le déversement de déchets toxiques ne présente une contamination supérieure aux seuils fixés par le gouvernement de la Côte d'Ivoire pour les travaux de dépollution ».

Et d'insister pour dire qu' « Aucun de ces sites ne nécessite une intervention complémentaire, même au regard de normes internationales comme les valeurs d'intervention néerlandaises qui figurent parmi les directives les plus fréquemment utilisées à travers le monde pour la gestion et la dépollution des sites contaminés.

Le coordonnateur adjoint du projet, Pr Ochou Delfin, s'est félicité de la mobilisation de toutes les parties prenantes autour des questions liées à la gestion de l'environnement, de l'implication effective des communautés locales dans la prise de décision.

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