Congo-Kinshasa: Croix Rouge de la RDC - Des pistes de solutions proposées pour la réduction des risques de catastrophes

La Croix Rouge de la République Démocratique du Congo (CRRDC) a organisé vendredi 27 novembre 2020 à l'hôtel Sultani, dans la commune de la Gombe, une conférence débat sur le rôle de la Gouvernance des risques de catastrophes.

Cette conférence a réuni les acteurs clés intervenant dans la gestion des catastrophes en RDC, les structures de l'Etat, les partenaires techniques, mais aussi ceux du mouvement Croix Rouge tels que la Croix Rouge Suédoise, celle de la Belgique, de la France, du Croissant-Rouge Espagnole ainsi que les bailleurs de fonds qui œuvrent en RDC dans le domaine humanitaire.

L'humanité étant frappée par des phénomènes météorologiques extrêmes, plusieurs paient et se retrouvent face à ces difficultés qui causent une dégradation de l'environnement. Ceci fait appel à une nécessité dans la gestion des catastrophes. Cette initiative remonte à la célébration de la Journée Internationale pour la Réduction des Risques de catastrophes du 13 octobre 2020. Le but poursuivi est celui d'agir en se fondant sur des bases scientifiques et en mettant en place des stratégies locales et nationales contre tous les types de menace naturelle.

En effet, en ce qui concerne les mesures pratiques pour améliorer la Gouvernance des risques de catastrophes en RDC, plusieurs panélistes dont la Protection civile, la Plateforme Nationale RRC, ont fait part de leurs propositions notamment, le Vice-président de la Croix Rouge M. Gaston Nyimu qui a suggéré l'élaboration d'un plan de gestion de risques. Car, il est important de connaître quelles stratégies adoptées pour mieux faire face à cela. Et aussi préciser que la Croix Rouge, quant à elle, prépare déjà un plan qu'il mettra ensemble avec d'autres acteurs afin d'aboutir à un plan national. Mais également une cartographie de risques actualisée qui devrait être rendue publique afin que tous les intéressés sachent ce que c'est une catastrophe et à quelle niveau elle peut se situer.

D'autres protagonistes ont insisté sur la priorité de ces catastrophes, car si elle est définie comme priorité, cela rendra fonctionnelle toutes les structures mises en œuvre. Pour des mesures pratiques, la Croix Rouge, quant à elle, a mis sur pieds des équipes de surveillance et de contrôle, mais elle recommande à ce qu'elles soient installées dans toutes provinces, en étant bien formées, équipées et motivées afin que la surveillance soit faite avec efficacité.

Autre mesure, il a été demandé au Gouvernement d'interdire les constructions anarchiques et ne pas autoriser des lotissements désordonnés, au vu du constat qui a été fait où des maisons d'habitation ont été érigées dans des terrains à risque, et d'autres qui sont menacées par des inondations, à l'instar du quartier Kingabwa pêcheur, dans la commune de Limete. Mais aussi la mise en place d'un plan de prévention de risque d'inondation en établissant un sondage des zones inondables au prorata de la ténacité de chaque pluie, afin de construire des maisons adaptées à chaque niveau d'intempéries.

Quant aux mécanismes de mobilisation des ressources, la Protection Civile a suggéré l'investissement dans différentes familles pour une cotisation d'un minimum d'un dollar américain par congolais afin d'aider la plateforme, sans forcement attendre le soutien extérieur et demande au Gouvernement d'être aussi le premier œil financier. Non seulement des ressources financières, il est aussi question des ressources humaines et matérielles. Ainsi, la Croix Rouge continue à faire appel aux personnes volontaires, prompts à aider où c'est nécessaire afin qu'aucune frontière de la RDC ne manque un agent secouriste.

En conclusion, il été demandé d'ouvrir un fonds d'urgence qui permettra à la Croix Rouge d'intervenir à temps auprès des sinistrés après une catastrophe, afin de la rendre plus dynamique et autonome, un fonds qui sera constitué des contributions de différents partenaires.

Plus de: La Prospérité

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