Congo-Kinshasa: Rattrapé dans une pirogue - Barnabé voulait fuir vers Brazzaville

30 Novembre 2020

Lui qui disait à quiconque voulait l'entendre qu'il appartenait à la famille des «Kadogo» ou enfants soldats, entrés à Kinshasa en mai 1997 avec des armes, qui quitteront le pays que s'ils sont chassés par les armes, Barnabé Milinganyo Wimana a surpris plus d'un observateur en voulant fuir vers la République du Congo d'en face par pirogue et déguisé.

N'eût été la vigilance des services de sécurité, la grande gueule se serait retirée subtilement de la capitale Kinshasa pour d'autres cieux, où il allait peut-être avoir l'occasion de peaufiner son projet macabre de mettre le pays à feu et à sang. Dieu merci, l'homme n'a pas pu échapper à la vigilance des services d'intelligence qui l'ont repéré et mis la main sur lui, permettant ainsi au parquet d'accomplir sa mission.

A l'entendre parler à la télévision où il vilipendait et menaçait sans ménagement le Président de la République, l'homme donnait l'impression de ne rien craindre. Voilà qu'il s'était déguisé en culotte et t-shirt, lui qui était toujours tiré à trois épingles, dans le but d'échapper aux «services» pour réaliser son coup. Pire encore, il a choisi un moyen rudimentaire et dangereux, à savoir la pirogue, pour tenter de traverser le fleuve le plus puissant du monde par son débit, après l'Amazone.

De la gloire à la chute, le cas de Barnabé devrait servir de leçon à d'autres compatriotes qui seraient tentés ou manipulés dans des laboratoires politiques pour qu'ils prennent conscience du fait que la personne du Chef de l'Etat est inviolable. La démocratie n'est pas la jungle ou encore la liberté d'expression n'est pas à confondre avec le libertinage. Car, la démocratie s'exerce dans le respect strict des lois et normes.

On rappelle que Barnabé Milinganyo Wimana a rejoint un autre zélé condamné pour outrage au Chef de l'Etat, Henri Maguy, à la prison centrale de Makala. Dom

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