Sénégal: Mbour / Lutte contre l'émigration clandestine - 160 millions, des pirogues en fibre de verre et du matériel de pêche distribués aux jeunes

30 Novembre 2020

La DER s'implique dans la lutte contre l'émigration clandestine dans la Petite côte par un financement de 30 jeunes à hauteur de 160 millions de francs CFA et une distribution de 11 pirogues en fibre de verre et du matériel de pêche pour les localités de PointeSarrène, Joal-Fadiouth et Mbour, ces principaux foyers de départ des émigrés clandestins vers les Iles Canaries (Espagne).

Une délégation de la Direction de l'entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (DER), conduite par le ministre délégué Papa Amadou Sarr, est descendue dans la commune de Mbour au cours du week-end pour procéder au financement d'une trentaine de jeunes pour un coût estimatif de 160 millions de francs CFA. En plus, une distribution de pirogues en fibre de verre, de moteurs hors-bord, d'extincteurs, de gilets de sauvetage, de matériels de navigation (Gps - Global system position) et d'engins de pêche a suivi. Cette opération entre dans la dynamique de la lutte contre l'émigration clandestine, selon la volonté du gouvernement du Sénégal, et va s'étendre au financement d'autres activités comme l'embauche.

Papa Amadou Sarr a fait part dans la foulée de l'arrivée à Mbour d'un point focal départemental de la DER pour une meilleure prise en charge de la demande des jeunes en matière de démarche pour trouver un financement. Papa Amadou Sarr a, en outre, rappelé le but du phénomène de l'émigration clandestine, l'appel du chef de l'Etat à la DER et au ministre Dame Diop, en charge de l'Emploi, de la Formation professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Insertion, de trouver des palliatifs rapides à la tentation des jeunes de prendre des pirogues de fortune vers une traversée périlleuse et parfois macabre de l'océan atlantique.

Ainsi, Saliou Samb, le directeur de la Société de réparation des constructions navales, mis à profit, a fourni 11 pirogues pour les localités de Pointe-Sarrène, Joal-Fadiouth et Mbour, ces principaux foyers de départ des émigrés clandestins vers les Iles Canaries (Espagne). 11 pirogues en fibre de verre et du matériel cité plus haut. La fabrication et l'accès à ces embarcations sont financés à partir d'une enveloppe de deux (2) milliards de francs CFA. Les pirogues sont destinées aux professionnels de l'ensemble des localités côtières, avec un accompagnement à partir de cette cagnotte. Aux jeunes, il a fait part de son séjour aux Etats-Unis d'une durée de quinze ans. A l'en croire, certains émigrés triment durement dans les vergers pour du vendage et d'autres dans des travaux difficiles pour gagner des sous. Papa Amadou Sarr a révélé sur la disponibilité, dès le 1ier janvier 2021, d'une autre enveloppe de 100 millions de francs CFA attendue pour les régions comme Sédhiou, Matam...

MBOUR - REMISE DE FINANCEMENTS DE LA DER CONTRE L'EMIGRATION IRREGULIERE : Un rescape raconte son odyssée périlleuse de 12 jours

La remise symbolique de financements à des jeunes de Thiès, de Mbour et de Malicounda par la Délégation générale à l'entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (DER), le week-end à Mbour, a été suivie d'un émouvant témoignage relatif à l'odyssée périlleuse d'un rescapé de la traversée de l'océan Atlantique vers «Barça ou Barsakh» qui a parlé au nom des rapatriés. Selon Ousmane Guèye, tout a été vu en mer, avec une réalité palpable, pour avoir croisé la mort plusieurs fois. La principale cause de l'émigration clandestine, c'est que la mer ne nourrit plus son homme.

A l'en croire, après douze (12) jours d'odyssée périlleuse, des rescapés sont revenus à quai. Les problèmes liés à la raréfaction de la ressource sont, pour eux, les raisons les ayant poussés à braver la mer pour rallier les Iles Canaries. Ils déplorent la continuation de l'endettement auprès de fournisseurs des pêcheurs qui rentrent les mains vides après des randonnées infructueuses en mer. En plus, il a déploré le gain minimal dans la vente du poisson.

Selon lui, les pêcheurs prennent mille et un risques pour trouver du poisson et ne gagnent rien en contrepartie. Des financements obtenus du gouvernement, par le canal de la DER, suffisent, pour eux, pour rester chez eux et ne pas braver l'océan à d'autres fins. Il a salué la diligence de la DER à les financer ; mais trouve exorbitants les coûts du matériel remis et invite à une révision à la baisse des prix.

En outre, il s'est fait l'écho également des difficultés des femmes des pêcheurs relativement au manque de revenus car n'ayant plus de matière première (la ressource halieutique) pour la transformation du poisson ; ce qui les prive d'argent pour honorer leur engagement concernant leurs parts des cotisations dans les tontines. Il a demandé des appuis pour elles

MBOUR - RENOUVELLEMENT DES EMBARCATIONS DE LA PECHE ARTISANALE / La Société des infrastructures et de réparation navale s'implique

Saliou Samb, le directeur de la Société des infrastructures et de réparation navale (SIRN), par ailleurs, président du Conseil départemental de Mbour, a insisté, lors de la remise de 11 pirogues en fibre de verre et d'un financement, le tout à hauteur de 160 millions de francs CFA, sur le fait que ces pirogues en fibre de verre vont progressivement remplacer les pirogues en bois. La pêche demeure un secteur pourvoyant beaucoup d'emplois et de richesses. Dès lors, il a évoqué la nécessité de voir les pêcheurs se constituer en coopératives pour régler certaines questions d'équipement et de financement.

A l'en croire, la pêche occupe un rôle central dans le Plan Sénégal Emergent (PSE). A ne pas en douter, la DER, par ses actions, contribue au développement avec ses financements du secteur et dans d'autres domaines.

Par conséquent cette aspiration repose sur une réalité palpable : la pêche reste une source de croissance sociale et contribue de manière significative au PIB (Produit intérieur brut). Des fortunes diverses sont certes relevées chez les acteurs de la pêche. Malgré tout, des efforts sont à faire pour booster le secteur dans le renouvellement du matériel.

Pour Saliou Samb, la SIRN va s'évertuer à satisfaire la demande pour la mise à disposition de pirogues en fibre de verre, une nécessité de renouveler les embarcations de pêche avec un matériel durable. Il a relaté la diligence avec laquelle le premier lot de pirogues a été mis en place, en relation avec la Direction générale de l'entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (DER).

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