Sénégal: Disparition de Papa Bouba Diop I Ses anciens coéquipiers pleurent un « héros » ordinaire

30 Novembre 2020

La mort a encore frappé dans les rangs de la famille du football et cette fois, c'est parmi la «Génération 2002» que le destin implacable est intervenu. Papa Bouba Diop, milieu de terrain de l'équipe nationale du Sénégal en 2002, celui-là même qui avait fait plier la France championne du monde en titre en ouverture de la Coupe du monde asiatique avec son fameux but de la 30e minute, un certain soir du 31 mai 2002, a tiré sa révérence après une longue maladie.

La nouvelle qui s'est répandue dimanche après-midi dans les tribunes du stade Lat-Dior de Thiès, alors que les U20 sénégalais et gambiens s'apprêtaient à disputer la finale, a jeté l'émoi et la tristesse dans le monde du football. Ainsi s'en est allé un grand footballeur, calme dans le jeu et discipliné et courtois. À la suite de son décès, les témoignages n'ont pas manqué.

Khalilou Fadiga, ancien coéquipier en équipe nationale: «Nous avons partagé des moments extraordinaires»

«C'est de la tristesse, un moment très difficile à supporter. C'est difficile aussi de trouver les mots à la suite de la disparition de notre ami et coéquipier Papa Bouba Diop. Nous avons beaucoup joué ensemble en l'équipe nationale, nous avons partagé des moments extraordinaires avec lui. C'est dommage qu'il s'en aille si jeune».

Alassane Ndour, ancien coéquipier en équipe nationale: «Papa Bouba était un homme simple, digne et plein de qualités»

«C'est une grosse perte pour le football sénégalais et une triste nouvelle aussi pour le Sénégal. Le pays a perdu un digne fils, un patriote, un ambassadeur qui a toujours mouillé le maillot. Pape Bouba était un homme simple, digne, très talentueux et plein de qualités. Il a marqué toute une génération de footballeurs. Avec lui, nous avons vécu de bons souvenirs, surtout quand je jouais à côté de lui au milieu de terrain. C'est un footballeur qui a rempli son contrat avec l'équipe nationale. Cette Coupe du monde en 2002 l'a plus que révélé à la face du monde en étant le premier buteur de la compétition. C'est un homme professionnel, un patriote qui s'en va ».

Cheikh Seck, président du Jaraaf de Dakar: «Il était l'incarnation de l'homme parfait»

«C'est un sentiment de tristesse. Papa Bouba était l'incarnation de l'homme parfait, du joueur discipliné qui s'exprime plus par le talent que par la parole. C'est mon cadet, c'est vrai au Jaraaf, mais c'est un gosse qui aimait écouter mes conseils avec beaucoup d'attention. C'est donc une grosse perte pour le football sénégalais, la «Génération de 2002», pour le Jaraaf où il a fait toutes ses classes avec Henri Camara, ils constituaient presque un binôme, car ils étaient tout le temps ensemble, aussi bien au Jaraaf qu'en équipe nationale. Moi, je suis leur aîné, mais c'est comme si nous étions de la même génération parce qu'ils me le rendaient bien».

Plus de: Le Soleil

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